Le film de François Ozon qui relate l’affaire du prêtre Bernard Preynat, accusé de nombreuses agressions sexuelles sur mineurs dans les années 80 et 90 est au cœur des tribunaux. Sa sortie, prévue le 20 février, pourrait être reportée.
Le réalisateur sera présent avec l'équipe du film, à Lyon, lundi, pour assurer la promotion de son film Grâce à Dieu, et animer plusieurs avant-premières.
Le père Pierre Vignon, en septembre 2018, à Saint-Martin-en-Vercors © Tim Douet
Le prêtre drômois, évincé du tribunal ecclésiastique de Lyon après avoir lancé une pétition demandant la démission du cardinal Barbarin maintient sa position après cette semaine de procès. L'auteur du livre "Plus jamais ça", sorti ce 2 janvier aux éditions de l'Observatoire salue le courage des victimes et s'interroge sur la soutien dont peut encore bénéficier le Primat des Gaules auprès de ses ouailles lyonnaises.
Philippe Barbarin au tribunal le 7 janvier 2019 © Jeff Pachoud / AFP
Le procès de l'affaire Barbarin s'est terminé ce jeudi après-midi. Face aux faits, les parties ont développé leurs arguments juridiques. La justice tranchera dans deux mois. 
L’avocat du cardinal Barbarin, Jean-Félix Luciani, au tribunal de grande instance de Lyon, le 19 septembre 2017 © Jeff Pachoud / AFP
L’avocat du cardinal Barbarin a une nouvelle fois demandé aux juges de s’extraire du contexte médiatique de ce procès. “L’émotion ne crée pas le droit”, a-t-il martelé. Pour le ténor du barreau lyonnais, de toute façon, les faits “sont prescrits”, “ne concernent pas son client” et sont couverts par “le secret professionnel”.
Philippe Barbarin au tribunal le 7 janvier 2019 © Jeff Pachoud / AFP
Les plaidoiries des parties civiles se sont terminées ce mercredi après-midi avec notamment celle de Me Loizzo, l’avocate de Didier Bardiai, une des victimes du père Preynat. Didier Bardiai était présent pour la première fois depuis le début du procès.
Le cardinal Philippe Barbarin et ses avocats, au tribunal de grande instance de Lyon, le 7 janvier 2019 © Jeff Pachoud / AFP
Les plaidoiries des avocats des neuf parties civiles ont débuté ce mercredi. Avant la prise de position du procureur de la République, qui devrait avoir lieu cet après-midi, elles ont affirmé que le cardinal Barbarin savait depuis au moins 2010. Un véritable changement de stratégie.
Après la défense maîtrisée du cardinal Barbarin, les silences de Régine Maire et Pierre Durieux, le procès est entré dans une nouvelle phase ce mardi après-midi avec l'audition des victimes du père Preynat. Lesquelles ont détaillé les faits, crus, face aux avocats de la défense qui ont essayé, tant bien que mal, de recentrer les débats sur le terrain juridique. 
Mes Luciani et Soulier entourant Philippe Barbarin au premier jour de son procès – Lyon, 7 janvier 2019 © Jeff Pachoud / AFP
Ce mardi matin, la défense a fait le choix, comme pour Pierre Durieux, d’user du droit au silence au moment du passage à la barre de Régine Maire. La présidente et les parties civiles ont tenté leur chance avec peu de succès et une interruption de séance a été demandée par la juge faute de sérénité des débats.
Le cardinal Philippe Barbarin et ses avocats, le 7 janvier, au TGI de Lyon © Jeff Pachoud / AFP
La fin des auditions des prévenus et le début de celles des parties civiles sont au programme de la 2e journée du procès de l’affaire Barbarin, qui se tient au tribunal de grande instance de Lyon depuis lundi. La première journée d'audience a été marquée par de longs débats procéduraux en matinée et par les auditions […]

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