Alexandre Vincendet, dans son bureau à la mairie de Rillieux-la-Pape, en 2015 © Tim Douet
Laurent Wauquiez a annoncé ce dimanche soir sa démission de la présidence du parti Les Républicains après son échec aux élections européennes. Pour le président départemental de ce parti, Alexandre Vincendet, maire de Rillieux-la-Pape, la droite “se fourvoie sur un créneau ultraconservateur” et doit redevenir “gaulliste” en parlant à l’électorat populaire. Entretien.
Laurent Wauquiez © Tim Douet – 2016
Les résultats des européennes dans la métropole de Lyon illustrent bien le basculement des électeurs de droite vers La République en Marche. Un exode qui plonge Les Républicains dans une crise sans précédent et fait planer une grande inquiétude pour les municipales de 2020.
Grand Lyon – conseil de la métropole © Tim Douet
En 2014, Gérard Collomb s’était taillé un scrutin sur mesure. À un an de l’élection métropolitaine, le climat a changé. Pas encore assuré de pouvoir candidater à ce scrutin, à cause de l’émergence de David Kimelfeld, le maire de Lyon doit faire face à la poussée des Républicains dans l’Est lyonnais. Le scrutin devrait se jouer à Villeurbanne et dans le val de Saône, deux territoires dans lesquels tous les scénarios sont envisageables – Carte et analyse.
Alexandre Vincendet / François-Noël Buffet © Tim Douet (montage LC)
Le calendrier s’est brusquement accéléré à droite. Les Républicains veulent désigner leur candidat à la présidence de la métropole dès ce printemps. Le début de campagne entre François-Noël Buffet et Alexandre Vincendet fait en effet rejaillir d’anciennes tensions de la droite locale qu’Étienne Blanc et Laurent Wauquiez veulent rapidement éteindre.
Alexandre Vincendet, dans son bureau à la mairie de Rillieux-la-Pape, en 2015 © Tim Douet
Le maire de Rillieux-la-Pape ne s’est pas encore déclaré candidat à l’investiture des Républicains pour la présidence de la métropole en 2020, mais il mène déjà une campagne interne. Alexandre Vincendet veut jouer Lyon contre le reste de l’agglomération et le renouveau face à un système à bout de souffle. Catalogué sur une ligne droitière, le président de la fédération LR du Rhône fait de Rillieux son laboratoire d’une politique qu’il veut plus pragmatique qu’idéologique. Entretien.
Assemblée nationale, juin 2017 © Tim Douet
Utilisé dans certains pays, le tirage au sort des élus intéresse aussi les Gilets jaunes. Ils l’imaginent comme instrument de reconquête d’un pouvoir confisqué par les professionnels de la vie politique. En France, il est expérimenté depuis 2014 dans les conseils citoyens des quartiers défavorisés.
Grand Lyon – Conseil métropolitain © Tim Douet
Collectivité pionnière, la métropole de Lyon n’a toujours pas été dupliquée en France. Localement, son bilan est contrasté. Après des mois à patiner, elle semble tenir sa feuille de route et avoir enfin intégré le virage social imposé par les compétences héritées du département, mais elle a perdu au passage de sa superbe financière.
Les élus LR Stéphane Guilland et Philippe Cochet en juin 2018 © Tim Douet
Étienne Blanc le futur candidat de la droite démarre sa campagne à marée basse selon notre sondage Ifop-Fiducial : il n'est crédité que de 18% d'intentions de vote. Pour les élus de son parti, il ne peut que progresser. La droite se console en constatant que 57% souhaitent que Gérard Collomb passe la main.
Gérard Collomb à un meeting En Marche, en 2017 © Tim Douet
Depuis Paris, Gérard Collomb est gagné par un accès de fébrilité quant aux scrutins locaux de 2020. Pour enrayer un mauvais alignement des planètes, il a précipité l’annonce de sa candidature aux élections municipale et métropolitaine. Son entourage redoute tout autant la fin de l’état de grâce macronien que l’aspiration au changement après dix-sept ans de règne et un intermède ministériel.
Le maire de Rillieux-la-Pape, Alexandre Vincendet, a demandé la démission du ministre de l’Intérieur et dénoncé un manque de parole de Gérard Collomb.

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