Philippe Barbarin au tribunal le 7 janvier 2019 © Jeff Pachoud / AFP
Le procès de l'affaire Barbarin s'est terminé ce jeudi après-midi. Face aux faits, les parties ont développé leurs arguments juridiques. La justice tranchera dans deux mois. 
L’avocat du cardinal Barbarin, Jean-Félix Luciani, au tribunal de grande instance de Lyon, le 19 septembre 2017 © Jeff Pachoud / AFP
L’avocat du cardinal Barbarin a une nouvelle fois demandé aux juges de s’extraire du contexte médiatique de ce procès. “L’émotion ne crée pas le droit”, a-t-il martelé. Pour le ténor du barreau lyonnais, de toute façon, les faits “sont prescrits”, “ne concernent pas son client” et sont couverts par “le secret professionnel”.
Philippe Barbarin au tribunal le 7 janvier 2019 © Jeff Pachoud / AFP
Les plaidoiries des parties civiles se sont terminées ce mercredi après-midi avec notamment celle de Me Loizzo, l’avocate de Didier Bardiai, une des victimes du père Preynat. Didier Bardiai était présent pour la première fois depuis le début du procès.
Le cardinal Philippe Barbarin et ses avocats, au tribunal de grande instance de Lyon, le 7 janvier 2019 © Jeff Pachoud / AFP
Les plaidoiries des avocats des neuf parties civiles ont débuté ce mercredi. Avant la prise de position du procureur de la République, qui devrait avoir lieu cet après-midi, elles ont affirmé que le cardinal Barbarin savait depuis au moins 2010. Un véritable changement de stratégie.
Après la défense maîtrisée du cardinal Barbarin, les silences de Régine Maire et Pierre Durieux, le procès est entré dans une nouvelle phase ce mardi après-midi avec l'audition des victimes du père Preynat. Lesquelles ont détaillé les faits, crus, face aux avocats de la défense qui ont essayé, tant bien que mal, de recentrer les débats sur le terrain juridique. 
Mes Luciani et Soulier entourant Philippe Barbarin au premier jour de son procès – Lyon, 7 janvier 2019 © Jeff Pachoud / AFP
Ce mardi matin, la défense a fait le choix, comme pour Pierre Durieux, d’user du droit au silence au moment du passage à la barre de Régine Maire. La présidente et les parties civiles ont tenté leur chance avec peu de succès et une interruption de séance a été demandée par la juge faute de sérénité des débats.
Le cardinal Philippe Barbarin et ses avocats, le 7 janvier, au TGI de Lyon © Jeff Pachoud / AFP
La fin des auditions des prévenus et le début de celles des parties civiles sont au programme de la 2e journée du procès de l’affaire Barbarin, qui se tient au tribunal de grande instance de Lyon depuis lundi. La première journée d'audience a été marquée par de longs débats procéduraux en matinée et par les auditions […]
Le cardinal Philippe Barbarin et ses avocats, le 7 janvier, au TGI de Lyon © Jeff Pachoud / AFP
Dépôt des consignations, intérêt à agir, caractérisation des faits, les avocats des six prévenus ont pointé du doigt plusieurs exceptions de nullité et d’irrecevabilité dans le dossier Barbarin ce lundi matin. Des arguments techniques qui pourraient aboutir à l’annulation de la procédure pour omission de porter secours, comme l’a souhaité la procureure de la République. Celle pour non-dénonciation devrait continuer.
Barbarin
C'était l'une des questions de ces derniers jours : le cardinal Barbarin serait-il présent au tribunal correction de Lyon ce lundi 7 janvier ? 
Philippe Barbarin et Bernard Preynat, en juillet 2014 © DR
Six personnes du premier diocèse de France, dont son évêque, le cardinal Barbarin, sont citées devant la justice par les victimes du père Preynat, accusé d’abus pédophiles sur plus de soixante-dix enfants. En dépit de la décision du procureur de la République de classer le dossier, elles comparaîtront donc du 7 au 9 janvier. Avec cette question : la gestion interne de l’affaire était-elle suffisante ou les dignitaires de l’Église lyonnaise auraient-ils dû dénoncer les abus du prêtre à la justice ?

Posts navigation

1 2 3 4