Le cardinal Barbarin a été relaxé ce jeudi par la Cour d'appel de Lyon. Les juges ont estimé qu’il aurait dû dénoncer les faits avant le 26 février 2013, mais que les faits étaient prescrits. Concernant les faits postérieurs, pour lesquels il a été condamné, contrairement à la première instance, la cour a déclaré que le cardinal n’avait pas à saisir la justice.
Cour d’appel de Lyon, 28 novembre 2019 © Jeff Pachoud / AFP
À l’audience du procès en appel de Philippe Barbarin, le 28 novembre, ce qui s’est joué, c’est l’interprétation de la règle de droit. Arguments contradictoires et analyse avant la décision de la cour d’appel de Lyon ce 30 janvier à 13h30. 
Le procès en appel du cardinal Barbarin s’est déroulé à Lyon ces jeudi et vendredi. Au sein de la cour d’appel, les victimes du père Preynat, à qui la justice a donné raison en première instance, ont de nouveau pointé du doigt les fautes du cardinal. De son côté, la défense du prélat s’est attachée à différencier “la cause” portée par les parties civiles et “la rigueur du droit”.
Comme en première instance et lors du premier classement sans suite, le ministère public a demandé la relaxe du cardinal Barbarin. 
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“Rumeurs”, “trucs” ou “agressions sexuelles”, les débats du procès en appel du cardinal Barbarin ont tourné autour de la connaissance, depuis 2010, par l’archevêque de Lyon, des faits perpétrés par le père Bernard Preynat. Les parties civiles ont de nouveau soutenu qu’il était obligé de dénoncer ces faits à la justice. Le cardinal a répondu : pourquoi plus lui que “les familles” ou “la justice” elle-même ?
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Le procès en appel du cardinal Barbarin a débuté ce jeudi à Lyon devant la cour d’appel. Durant la première matinée, l’archevêque de Lyon a répété ne pas “comprendre” ce qui lui était reproché, se plaçant en position de victime, concédant, une nouvelle fois, des “fautes” de gestion, mais pas de fautes pénales.
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Le procès en appel du cardinal Barbarin s’ouvre ce jeudi à Lyon. L’archevêque de Lyon avait été condamné en première instance à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’agression sexuelle sur les victimes du père Preynat.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon a rejeté la demande formulée par Me Frédéric Doyez, l’avocat du prêtre qui a abusé de dizaines d’enfants pendant des décennies à Sainte-Foy-lès-Lyon.
Attaqué par Bernard Preynat pour empêcher sa parution en VOD et DVD, le film Grâce à Dieu est suspendu à la décision de la cour d'appel de Paris qui rendra sa réponse le 26 juin. 
Le cardinal Philippe Barbarin, dans son bureau du diocèse, en mai 2015 © Tim Douet
Le 7 mars, le cardinal Barbarin a été condamné à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’agression sexuelle sur mineur. S’il a fait appel, sa condamnation a marqué un tournant, après plus de quatre ans de tergiversations de la part du patron du diocèse de Lyon, comme le prouve un nouveau document récupéré par […]

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