Lyon Ur Ban Trail

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Petit retour sur les douze ascensions de la référence française du trail urbain.

Lyon Urban Trail (35 km, 1 400 D+), théâtre antique, 1er avril 2008. Je cale. On est à peine au 14e kilomètre que mes quadriceps chauffent au point de me contraindre à marcher dans les escaliers. Et tous ceux qui suivront. Autant le monstre de la montée Coquillat, au 32e km, je dis pas, mais là, au 14e... Bref, je marche dans l'escalier menant à la rue Radisson. Un sacrilège, diront certains. Une légère déconvenue pour moi, doublée d'une petite inquiétude, compte tenu du nombre de kilomètres qu'il reste à se cogner. Mille questions me pervertissent l'esprit : suis-je parti trop vite ? Aurais-je du m'abstenir de courir dans toutes les montées jusqu'à maintenant ? Ne me suis-je pas un poil surestimé (le 4 janvier, j'avais couru le Trail givré de Montanay à 11 km/h de moyenne) ? Mes petits soucis de tendons ont-ils eu raison de la régularité de ma forme ? Et surtout, vais-je tenir le choc ?

Le choc des tympans

Car le Lyon Urban Trail est bel et bien un choc : visuel d'abord, avec un grand nombre de passages privés et insolites empruntés uniquement le jour de la course ("les Journées du patrimoine, running aux pieds" selon la belle formule des organisateurs) ; physique ensuite, avec ses 6 000 marches recensées, autant de casse-pattes dans les (tord-) boyaux de Lyon. Quoi qu'on en dise, on ne ressort pas indemne du LUT (son acronyme). Vous allez me dire que la distance est somme toute raisonnable, le dénivelé positif aussi. Sauf qu'en plus des marches (ou crève), il y a le bitume. Ça a beau s'appeler "trail", ça n'en reste pas moins urbain. Donc bétonné. Résultat : ça tape dur. Les genoux en prennent un coup, les chevilles aussi. Tap-tap-tap-tap-tap... le doux bruit des chaussures sur l'asphalte (malgré la quinzaine de parcs et/ou espaces verts traversés).

Montagnes russes

26e kilomètre. Fort de Montessuy (ancienne place forte de la défense de Lyon), à Caluire. Troisième et dernier ravito. La vue est imprenable sur Lyon, son fleuve et au-delà. Je m'arrête cinq grosses bonnes minutes pour tenter de soulager mes jambes qui commencent à cramper sévère et de grignoter deux-trois raisins secs, un morceau de banane et de cake et avaler deux grands verre de St-Yorre.

Pour l'avoir fait l'année précédente, je sais que la course commence véritablement maintenant : les gentils organisateurs ont eu la bonne idée de grouper toutes les difficultés sur cette dernière portion. Soit 9 kilomètres de montagnes russes. Montée, descente, concentrique, excentrique. On descend sur Lyon, on remonte sur la Croix-Rousse, on redescend, on remonte. Les escaliers s'enchaînent. Les quadris brûlent, le cardio s'emballe, la respiration se fait bruyante. Plus grand monde ne parle, si ce n'est pour "râler" ou s'auto-encourager. Autant, ça a été compliqué du 15e au 26e ( !), autant la fin ne s'est pas trop mal passée. De là à dire que j'ai galopé dans les escaliers, il y a une marche... mais je les ai grimpés à un bon rythme. Et puis cette traversée dans la cour de l'hôtel de Ville, mine de rien, ça a de l'allure.

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