Juninho : " J'ai plusieurs possibilités pour l'année prochaine "

Le Brésil, le Japon et le Qatar notamment lui font les yeux doux. Mais l'OL aimerait encore le garder une saison supplémentaire. Interview.

Juni, où serez-vous l'année prochaine ?

Je ne sais pas encore. Je prendrai ma décision avant la fin de la saison. Pour l'instant je préfère me concentrer sur les neuf derniers matches de championnat. Ce qui est sûr, c'est que je continuerai à jouer, je me sens encore en condition. J'ai plusieurs possibilités. Et il est évident que je préférerai sortir bien avec l'OL plutôt que dans une forme moyenne.

Avez-vous été touché par l'hommage des supporters lors du dernier match ? (Ndlr : une banderole des Bad Gones lui demandant de rester)

Je ne m'y attendais pas du tout, j'ai été extrêmement touché. Ce genre de chose peut aussi jouer dans ma décision finale. Je me suis aussi dit que j'avais pris la bonne décision de rester à l'OL ces deux dernières années.

Qu'est-ce qui pourrait aussi peser dans votre choix ?

Quel que soit la fin de saison de l'OL, cela ne change rien. Que l'on se qualifie en Ligue des Champions ou que l'on joue en D2, cela n'influencera en rien ma décision. Bernard [Lacombe] m'appelle une fois par semaine pour me dire que je dois rester une année de plus !

Quelles sont vos autres possibilités ?

J'ai une belle histoire avec Vasco de Gama (Brésil). C'est une possibilité. Cette année, ils sont descendus en D2 pour la première fois depuis 70 ans. Pourquoi pas passer une dernière saison là-bas.

Et le Qatar ou le Japon ?

Ce sont des clubs très riches mais pas très pro au Qatar. Mais il y a beaucoup de Brésiliens donc ça ne me gênerait pas. Mais j'avoue que la compétition pourrait me manquer. Quant au Japon, j'ai quelques contacts, ce pays me plaît beaucoup. Mais c'est à 24h de vol pour rentrer au Brésil, c'est beaucoup !

Peut-on imaginer, Juninho entraîneur de l'OL, dans quelques années ?

Pourquoi pas un jour. Je me sens capable. Mais après 16 ans de vie de joueur professionnel, je ne sais pas si j'aurai tout de suite envie de retomber dans ce rythme là en tant qu'entraîneur. Mais je dois admettre que c'est un challenge intéressant. Je l'ai dans la tête ce projet.

Revenons à la compétition, comment voyez-vous cette fin de championnat ?

C'est sûr que ça va être difficile, mais si vous vous souvenez bien, les première années, ça n'était pas facile non plus ! Le premier titre contre Lens s'est disputé lors d'une finale la dernière journée. Le deuxième, on a de la chance car on a longtemps été derrière. Après, les trois, quatre années qui ont suivies, on avait une très belle équipe, très puissante. C'est à ce moment-là que les joueurs de l'OL ont commencé à être valorisés et on n'a pas pu garder nos meilleurs éléments. Les Essien, Diarra, Malouda, Abidal ou Tiago sont tous dans de grands clubs maintenant. Mais c'est fait, aujourd'hui il faut faire confiance à nos jeunes. L'équipe a gardé de la qualité. Ce qui nous a manqué cette année, c'est la régularité. C'est aussi ça qui fait les grandes équipes. Après c'est le foot, on ne peut pas gagner tout le temps ! Marseille et Bordeaux méritent aussi le titre cette année.

Si vous avez perdu contre Barcelone, c'est que l'OL était moins fort que les années précédentes ?

Non, c'est surtout que lors du match retour, aucun d'entre nous n'a réussi à se hisser à son vrai niveau de jeu. C'est pour ça que j'étais tellement déçu. Je reconnais qu'on avait en face la meilleure équipe d'Europe qui a fait son meilleur match de la saison, mais le niveau avec nous n'était pas si différent.

Propos recueillis par Gaétan Mathieu

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