OL-Dijon

OL – ASSE (1-1) : rien d’un derby, presque tout d’une défaite

Encore rejoint au score, l'Olympique lyonnais a livré une piteuse prestation dans le derby contre Saint-Etienne (1-1) dimanche. Avec des choix qui interrogent et un peu de malchance, l'OL n'avance plus.

C’est une constante à laquelle les Lyonnais ne semblent pas pouvoir échapper cette saison : souvent devant au tableau d’affichage, les hommes de Bruno Genesio craquent et perdent de nombreux points dans leur quête de podium. Treize au total. Après Lille (2-2) il y a huit jours, c’est contre Saint-Etienne (1-1), dimanche, que l’OL a récidivé. Mais cette nouvelle contre-performance est à ranger dans une autre catégorie que contre Bordeaux (3-3), Dijon (3-3) ou encore à Monaco (2-3). "Je ne mettrais pas ce match dans le même lot que celui de Lille ou d’autres", a d’ailleurs commenté Genesio, après le nul. Cette rencontre, si elle était exceptionnellement programmée à 17h, revêtait bien d’une importance particulière, au-delà de l’enjeu comptable : c’était un derby. Le 116e de l’histoire n’en a eu que le nom. Entre des choix douteux, une deuxième mi-temps jouée à contresens et un spectacle d’une faible qualité (sur le terrain), l’Olympique lyonnais a donné le bâton pour se faire battre, à des Verts qui n’en demandaient pas tant.

Brillants sans être flamboyants face à Villarreal (1-0), jeudi, les Lyonnais ont mis les mêmes ingrédients en première période contre Saint-Etienne, dimanche. Mariano, qui n’avait plus scoré depuis trois semaines, s’est même offert un but somptueux (1-0, 19e). Puis, marqué par son match en semaine, l’OL a baissé de rythme au retour des vestiaires, abandonnant le ballon aux Verts pendant 45 minutes (37 % de possession de balle pour Lyon). "Physiquement, on a un petit peu commencé à accuser le coup sur la fin, reconnaissait Jérémy Morel. Mais il ne faut pas se cacher que derrière ça." La sortie prématurée de Rafael (36e), victime d’une blessure musculaire, et de Lucas Tousart, à la pause (malade), n’ont pas aidé non plus. Avec une marge de manœuvre rapidement réduite, Bruno Genesio a dû se passer de sang frais quand son équipe en avait besoin. Mais, c’est surtout la sortie de Nabil Fekir (70e), touché au genou droit, qui a fait le plus mal à Lyon. Sans leur maître à jouer, les Lyonnais se sont acculés sur leur but, offrant à Saint-Etienne ses deux seules frappes cadrées de la partie. Celle de Mathieu Debuchy – après le sauvetage de Marcelo devant Beric (73e) -, a fait mouche (1-1, 90e).

La défense à cinq à fait couler l'OL

En basculant du 4-2-3-1 au 5-4-1 à la sortie de Fekir, l’OL ne pouvait pas espérer mieux. Entré à place de son capitaine, Mouctar Diakhaby s’est positionné dans une défense à cinq expérimentale. À ce moment-là, les Lyonnais se sont arrêtés de jouer, alors que Saint-Etienne ne s’était pas montré plus dangereux depuis le retour des vestiaires. "Quand ils sont passés à cinq, on s’est dit qu’on pouvait se focaliser sur l’offensif. Cela voulait dire qu’ils ne voulaient plus trop attaquer. On a poussé et la chance était de notre côté", racontait Yann M’vila. Bruno Genesio avait d’autres plans. "Je sentais bien que mon équipe était en difficulté physiquement. Nous menions et je pensais que cela renforcerait notre assise défensive, que nous pourrions exploiter des contres car nous avions encore trois attaquants sur le terrain, expliquait le technicien. Je n’avais pas beaucoup d’autres choix que celui-ci."

L’entraîneur lyonnais n’a pas voulu retenter l’expérience Diakhaby au milieu après sa mi-temps en numéro six contre Limassol (4-0, le 23 novembre), alors qu’il avait encore laissé Pape Cheikh Diop en tribunes et que Jordan Ferri était suspendu. Résultat : dans un système inédit cette saison, à domicile et contre un adversaire encore seizième il y a un mois, Lyon s’est logiquement fait punir. Ce choix tactique frileux n’était pourtant pas à l’ordre du jour. Genesio, vendredi dernier : "C’était une éventualité contre Villarreal, ou au coup d’envoi ou au cours du match. Mais pas question de la mettre (la défense à cinq, NdlR) contre Saint-Etienne". Avec les mêmes onze titulaires qu’en Espagne, le technicien s’est fait mentir, mais n’a pas évité la déconvenue à l’OL. Son équipe a, au moins, repris un point à l’OM, qui a lourdement chuté à Paris (0-3). Mais c’est bien le seul motif de satisfaction d’un nul aux allures de défaite.

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1 commentaire
  1. nico-yzfr6 - 27 février 2018

    La chance, elle se provoque : faire rentrer un défenseur à la place d'un attaquant à la 75 eme minute, c'est tout sauf provoquer la chance. BG n'est pas la hauteur !

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