7e journée de Pro A : L'ASVEL dans la douleur

Dans un match d'une faible qualité, l'ASVEL a fini par "triompher" difficilement (70-63) de Vichy la lanterne rouge du championnat de Pro A.

C'est Jacques Monclar, éminent consultant de Sport +, diffuseur courageux de cette "affiche" des mal classés, qui a parfaitement résumé la situation périlleuse de l'ASVEL vendredi soir en cas de défaite, alors qu'elle piochait face à Vichy : "quand on a viré A.D. Vassallo, qu'on a viré le coach, qu'est-ce qu'on fait ?" Et l'ancien international d'ajouter : "on met le feu à la salle ? ". Cela aurait au moins le loisir de faire avancer le projet de grande salle villeurbannaise. Blague à part, l'ASVEL n'aura pas ce loisir, puisque, d'une, elle jouait à l'extérieur, et de deux, elle a gagné. Mais au prix d'un match à vous dégouter de la Pro A. Comme on dit en foot, "l'important c'est les 3 points", même si au basket une victoire n'en vaut que deux et que celle de ce vendredi n'en mériterait probablement qu'un et demi. Mais Nordine Ghrib, le nouveau coach, se contentera d'un résultat qui donne un peu d'air au classement, à défaut de la manière, bien fruste. Car Villeurbanne aura mis trois quart-temps à prendre la mesure d'une faible, mais courageuse, lanterne rouge, en retrouvant un peu d'adresse dans le 4e quart. C'est-à-dire quand Matt Walsh (12 pts, 9 rbds) et Mickaël Gelabale (17 pts), ont passé la seconde, bien aidés par le jeune Léo Westermann qui a montré de bonnes choses (8 pts, 4 passes), comme sur ce alley-oop d'anthologie pour Davon Jefferson (10 pts mais à 3 sur 14 aux tirs, 8 rbds). Mais que ce fut dur tant l'ASVEL a pioché dans un match trois quarts-temps jusque-là dominé par Rob Lewin (10 pts, 11 rbds) et Jamal Shuler (24 pts). C'est que l'ASVEL, brouillonne, a encore manqué de fond de jeu et, somme toute, parfois de réussite, ne creusant un écart final trompeur qu'à la faveur des lancers-francs dans la dernière minute. Et si la victoire est là et fait du bien, le sentiment est mitigé. Car pour le reste, même si on ne va pas faire la fine bouche, l'ASVEL est toujours bien en peine de mettre le feu, sinon à la salle, du moins au terrain.

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