Vous pouvez être fiers de vous !

à la Lelouch. Pourtant, rien n'était louche dimanche. La France n'a pas voté en biais, n'a pas choisi de râler dans l'isoloir. Notre pays s'est rassemblé dans ses mairies, ses gymnases ou ses écoles. L'élection présidentielle qui avait, depuis quelques années, des odeurs de renfermé, a retrouvé les "voix" du rafraîchissement. Les électeurs ont pris d'assaut les bureaux de vote et la démocratie a un nouveau fan-club.

Partout dans Lyon, des apéros citoyens, des repas de groupies ont fait la fête à ce 22 avril, tout en faisant la nique à 2002. On est allés voter en Vélo'v, en famille, sous le soleil et avec de l'envie dans la tête. Depuis 1981, l'air de la République a rarement été aussi pur.

La participation émouvante et citoyenne a donné un effet bonne mine à une démocratie qui se perdait dans la déprime. Ségolène Royal a remis la gauche au deuxième tour, et Sarkozy a mis une droite à Jean-Marie. Bravo les gars, merci les filles ! La parité a du bon et le résultat a de la gueule.

La France a même gagné un centre, avec Bayrou. Tout le monde va le draguer comme une cocotte dans l'entre-deux tours. Mais qu'il fasse gaffe ! Les deux finalistes vont tenter de le déplumer de ses électeurs, qui seront la clé de la victoire... Probable de Sarkozy, toujours possible pour Royal.
En tout cas, l'important, c'est de ne pas gâcher cet élan, de ne pas cracher sur cette fierté retrouvée. Cela fait longtemps que la politique n'avait pas cartonné comme ça à l'audimat national. La démocratie a fait mieux qu'un match de foot, qu'un film avec de Funès ou qu'une télé-réalité. Le match et les enjeux du deuxième tour méritent donc beaucoup de fair-play et de responsabilité. Il faudra éviter les travers d'une campagne de dénigrement systématique, qui ne serait pas à la hauteur.

Le monde nous envie depuis dimanche cette belle parité, cette bipolarité moderne qui permet une discussion programme contre programme. Evitons les facilités du "Tout sauf Sarkozy" qui ne seraient pas au niveau de cette campagne. Quant à Ségolène, sa victoire personnelle de dimanche lui donne les galons de chef de parti et de présidentiable crédible. Grâce au vote raffiné des Français, nos candidats viennent de prendre une dimension élyséenne, une épaisseur qui leur a manqué. Pour une fois, le suffrage universel n'a pas habillé les candidats pour l'hiver, mais leur a donné toutes les chances de construire un nouveau printemps pour la France. L'attente est énorme, les déceptions toujours possibles.

Le deuxième tour doit devenir mieux qu'un combat : un grand débat. Les électeurs ont donné une seule consigne de vote pour le deuxième tour : l'intelligence et la ferveur !
La France est presque douce cette semaine...

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