Spartacus : le ras-le-bol pour programme

SERIE DU LUNDI - Nous poursuivons notre série sur les régionales avec une liste contestataire de citoyens enragés contre le train de vie des élites et la politique dispendieuse de l'exécutif socialiste.

Le monde vu par Spartacus : "Les classes moyennes qui touchent 2000 à 2500 euros par mois ont vraiment du mal. Le revenu des agriculteurs a baissé de 34 % en 2009 par rapport à 2008. Et les retraités sont dans une situation dramatique : j'en vois qui fouillent les poubelles de l'épicerie située à côté de chez moi pour manger", raconte Kamel Boutiab, porte-parole. Bigre !
Cette liste de citoyens engagés enragés se veulent les porte-voix des exclus, des sans-grade face à une élite politique prodigue et frivole. Ca ne vous rappelle rien ? "Nous sommes la liste du mécontentement et du ras-le-bol", clame Kamel Boutiab.

"L'une des régions les plus mal gérées de France"

Ce collectif attaque le bilan de Jean-Jack Queyranne. "Leurs dépenses ont augmenté de 50 % en un mandat, la fiscalité de 38 %, la dette de 170 %. Le Président du Conseil régional a 37 collaborateurs de cabinet alors que le ministre de la Justice en 19 ! Notre Région est l'une des plus mal gérées de France", accuse le porte-parole. "Ils ont un train de vie somptuaire. On considère que nous sommes les esclaves du système". D'où leur nom qui évoque cet esclave romain qui était parvenu à lever une armée d'assujettis face à l'Empire.

Leur programme : avoir un droit de regard sur les dépenses engagées. Ce sera leur mission principale s'ils envoient des élus à l'assemblée régionale. "Une entreprise est contrôlée par tous les services de l'Etat, les automobilistes par les radars, les citoyens par les caméras : le contrôle est partout sauf pour eux. On veut voir ce qu'ils font de notre argent", explique Kamel Boutiab. D'ailleurs Spartacus cite comme exemple Canol, ce collectif de contribuables lyonnais qui a porté en justice plusieurs affaires impliquant des collectivités.

Ni droite ni gauche

Potentiellement Spartacus peut faire du mal à presque toutes les listes, concurrençant Grossetête à propos des accusations sur la politique fiscale du Conseil régional, reprenant la morgue populiste de l'extrême-gauche, s'appropriant le discours poujadiste et anti-établishment du FN et clouant au pilori l'exécutif socialiste. Ce sont tout de même les partis contestataires qui trouvent en Spartacus un rival susceptible de braconner sur leur terreau électoral. Où les situer sur l'échiquier politique ? A les entendre, leur démarche est "apolitique", avec des gens venus de la droite et de la gauche. "Des citoyens comme tout le monde", insiste-t-il. C'est bien connu : les autres candidats sont tous des aliens... En 2008, leur tête de liste, Michel Dulac, était sur la liste de Dominique Perben aux municipales (dans le 3e).

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