Emmené par Marc Grivel, 5e de gauche à droite, le groupe Synergies-Avenir se positionne contre Gérard Collomb.

Métropole de Lyon : Synergies veut résister à Gérard Collomb

La semaine dernière, huit membres du groupe métropolitain Synergies-Avenir, ont affiché leur soutien à Gérard Collomb. Marc Grivel, porte-parole du groupe et vice-président à la Métropole, acte la rupture au sein de son mouvement, ne cautionnant pas cette « allégeance ».

Synergies-Avenir lance un message aux formations politiques locales et clarifie ses positions vis-à-vis de Gérard Collomb. Ce lundi 19 novembre, le groupe d’élus de la périphérie lyonnaise, représenté par huit de ses 30 membres, affirme « ne pas souhaiter faire allégeance à Gérard Collomb ».

Il y a quelques jours, huit autres membres du mouvement ont pourtant affiché leur soutien au maire de Lyon. Le point d’accroche entre les deux sensibilités réside dans le prochain mode d’élection des représentants à la métropole. Le nouveau mode de scrutin, en place à partir des élections municipales de 2020, ne permettra pas à l’ensemble des communes de la métropole d’être représentées au conseil. Marc Grivel, porte-parole du mouvement, s’érige contre cette mesure. « Depuis plus de deux ans, le groupe Synergie-Avenir a travaillé avec des juristes constitutionnalistes et émis des propositions afin de rétablir une juste représentation des communes au sein des instances métropolitaines. Gérard Collomb nous a opposé une fin de non-recevoir. Nous ne pouvons accepter la dilution des communes […]. Il n’est pas question de participer à ça avec Gérard Collomb. » Max Vincent, maire de Limonest, va plus loin. « Ce mode de scrutin est scandaleux, la métropole sera ingouvernable.  Si l’on considère qu’il y a des ‘petites communes’ et des ‘petits maires’ » alors le message envoyés aux électeurs, « c’est qu’il y a des ‘petits citoyens’ ».

« La voix des communes »

« Notre groupe porte la voix des communes, relance Marc Grivel, porte-parole de Synergies-Avenir. Sans la pérennité des communes, il n’y aura pas de pérennité de la Métropole. Il n’est pas question d’accepter une métropole des arrondissements. » Officiellement, Synergies-Avenir compte toujours 30 communes. Les huit maires soutenant Gérard Collomb n’ont pas été exclus. Pour Marc Grivel, il leur appartient de « décider si leur place est à l’extérieur du groupe ». Synergies-Avenir a également annoncé qu’il conduira ses propres listes lors des prochaines élections municipales, ou qu’il mettra en place des listes communes avec d’autres sensibilités politiques, du moment qu’elles adhèrent à la défense des communes. Le tout dans le but de travailler durant le prochain mandat à un retour au mode de scrutin actuel. « Gérard Collomb a abandonné les communes en rase-campagne. Les maires qui adhèrent à ça abandonnent leurs communes. » Et sur la question d’un Sénat territorial avancé par Gérard Collomb (lire ici), les élus restent déterminés. « On n’est pas là pour constituer un Sénat des maires. C’est un lot de consolation. On rajouterait une couche à l’heure de la simplification ? »

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Dans un post publié sur Facebook, Gérard Collomb raconte être "allé au contact des groupes de jeunes qui faisaient face aux forces de l'ordre" ce samedi place Bellecour pour les "interpeller en leur signifiant qu'ils ne pouvaient pas gâcher la fête des lumières, la fête de tous les Lyonnais, leur fête".
1 commentaire
  1. FEFI - 20 novembre 2018

    Bien dit Max, vas y!

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