Véronique Trillet-Lenoir, entourée de David Kimelfeld et François-Xavier Pénicaud.
Véronique Trillet-Lenoir, entourée de David Kimelfeld et François-Xavier Pénicaud.

Lyon : Renaissance et ses soutiens de dernière minute

Une vingtaine d'élus du Rhône de la République en Marche se sont réunis ce matin pour présenter un manifeste pour les Européennes de dimanche. Au total, 122 élus du département ont signé cet appel à voter pour la liste Renaissance.

Ils étaient indéniablement plus nombreux sur la liste que dans la salle de conférence du Goethe-Institut. Plusieurs élus macronistes du Rhône et de la Métropole s'étaient donné rendez-vous ce matin dans l'enceinte du centre culturel allemand. Un choix de lieu qui ne doit rien au hasard pour présenter une liste de 122 signataires du département engagés auprès de la liste Renaissance pour les Européennes. Autour des candidats Véronique Trillet-Lenoir et Dominique Despras, à peine plus d'une vingtaine de soutiens, et la moitié des chaises prévues par l'organisation vides, pour une initiative préparée "dans l'urgence". Des têtes connues, comme celle du président de la Métropole David Kimelfeld, les députés Anne Brugnera, Jean-Louis Touraine et Bruno Bonnell ou encore le président du MoDem du Rhône François-Xavier Pénicaud, qui a ouvert le bal des prises de parole.

Une liste "spontanée"

"Il n'y a qu'un seul tour sur cette échéance, c'est important de mobiliser le plus de monde possible et sur cette liste il y a des gens qui savent ce que représente l'engagement européen", a-t-il déclaré en ouverture. Parmi la centaine de signataires, se retrouvent, pelle-mêle, des maires de tout le Rhône, dont évidemment Gérard Collomb, mais aussi des adjoints, des conseillers municipaux, métropolitains et régionaux et des députés. Tous réunis de façon "spontanée", selon David Kimelfeld, pour tirer dans le même sens, à savoir celui de l'Europe. "Nous venons de familles politiques autrefois opposées, a commenté Eric Fromain, conseiller de la Métropole du groupe Agir, non sans échanger un sourire avec David Kimelfeld. Mais nous sommes tous d'accord pour dire non au souverainisme et au nationalisme." Présent pour cette réunion, le député européen sortant, Thierry Cornillet, en a même profité pour promouvoir son livre, "Guide des aides de l'Union Européenne", et ses 550 pages. Un ouvrage qui "n'a pas la puissance d'un roman policier" s'est d'ailleurs moqué David Kimelfeld, avant d'ajouter qu'il était "éclairant sur l'importance de l'Europe".

"Une campagne ça se passe jusqu'au bout"

C'est d'ailleurs au président de la Métropole que l'initiative de cette liste est due. "Nous avons réuni ces 122 signatures en à peine 3 jours, révèle François-Xavier Pénicaud. Ça montre que si on s'y était pris avant, on aurait pu en avoir beaucoup plus." C'est justement l'une des questions qui se pose. A trois jours du scrutin, n'est-il pas un peu tard pour impulser cet élan de rassemblement dans les rangs de la République en Marche ? "La majorité des citoyens se décident dans les 48h qui précèdent le vote, a justifié Véronique Trillet-Lenoir. Une campagne dure longtemps, et c'est le meilleur moyen de montrer que ça se passe jusqu'au bout." David Kimelfeld, lui, rejette d'ailleurs toute idée d'initiative réalisée en catastrophe, alors que la liste Renaissance semble marquer le pas dans les sondages face au Rassemblement National dans cette dernière ligne droite. "Une campagne c'est constamment sous tension et presque tout se fait dans l'urgence, a-t-il expliqué. On ne décide pas de ce genre de choses en janvier."

Un dernier rassemblement prévu vendredi

Outre ces considérations sur le bien-fondé de la démarche, le débat organisé par Lyon Capitale la veille auquel participait Véronique Trillet-Lenoir, est plusieurs fois revenu sur les lèvres des intervenants. David Kimelfeld en a profité pour "saluer la densité et la qualité" de l'intervention de la candidate. Cette dernière s'est d'ailleurs appuyée sur les échanges du débat pour pointer les "propos inquiétants entendus" de la part des extrêmes. C'est, enfin, sur la traditionnelle photo de groupe avec l'ensemble des soutiens que s'est achevée la réunion, avant que chacun ne s'éclipse en quelques secondes, couvrant dans un brouhaha l'annonce du rassemblement politique de vendredi, 18h, place Antonin Poncet.

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