Article payant

Montagne, chasse : des lobbyistes bien introduits

Gilles Chabert, le conseiller spécial Montagne de Laurent Wauquiez, possède un carnet d’adresses bien rempli. Quant à Thierry Coste, le lobbyiste en chef des chasseurs, il a courroucé Nicolas Hulot, qui l’a mentionné au rayon des raisons l’ayant poussé à démissionner – une parmi les nombreuses victoires enregistrées par les chasseurs depuis le début du quinquennat Macron.

 

Montagne : un lobbyiste au sommet

Avant de le voir, on l’entend, avec son accent rocailleux et un poil traînant du Vercors. Depuis qu’il est en fonction au conseil régional, l’homme a troqué son inamovible pull-over rouge pour une veste de costume sombre, discret ruban rouge de chevalier de la Légion d’honneur sur le revers et rosette bleue de l’Ordre national du mérite en boutonnière. La couleur de son pull, c’est celle de la tenue des 17 000 moniteurs de ski de l’ESF, dont il a été l’indécrottable président un quart de siècle.Aujourd’hui, Gilles Chabert est le conseiller spécial Montagne de Laurent Wauquiez. “L’homme le plus puissant au-dessus de 1 000 mètres”, comme l’a un jour qualifié Hervé Gaymard, le président du département de Savoie, est un lobbyiste de premier plan. Un “bûcheron né au cul des vaches”, comme il se définit lui-même, qui n’a pas oublié l’art de planter des bâtons et les coups de fusil (il chasse à Chambord et Rambouillet). Franc du collier et parfois rugueux, caractériel mais cordial.À Paris, il a enseigné l’art du lobbying aux futurs énarques, entre un déjeuner avec un ministre et un dîner avec un conseiller politique, mais aussi à Bruxelles, paradis européen des lobbyistes de tout poil. Il aurait, paraît-il, un répertoire téléphonique à faire pâlir le plus influent des lobbyistes de l’Union européenne. “Je suis l’homme le plus puissant de l’arc alpin”, a-t-il modestement déclaré un jour à un journaliste.Conflits d’intérêts

Il vous reste 73 % de l'article à lire.
Article réservé à nos abonnés.

Connectez vous si vous êtes abonnés
OU
Abonnez-vous

à lire également
Laurent Wauquiez © Tim Douet
Alors qu’il entre dans la partie finale de son mandat à la Région, Laurent Wauquiez doit composer avec une majorité qui s’effrite. Après le Modem, c’est l’UDI qui se rapproche de la grande famille d’En Marche. Si les alliances nationales s’invitaient au conseil régional, Laurent Wauquiez pourrait être amené à trouver des voix sur sa droite.
d'heure en heure
d'heure en heure


derniers commentaires
Faire défiler vers le haut