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Le soutien de la Ville aux HCL divise la majorité et l'opposition

Sur proposition du maire de Lyon, le conseil municipal a voté lundi une avance de trésorerie de 10 millions d'euros pour les Hospices civils de Lyon (HCL). L'occasion pour Nora Berra de signer son grand retour au conseil municipal en critiquant, comme les autres membres de l'opposition, l'action de Gérard Collomb.

Échange musclé lundi au conseil municipal de Lyon entre l'opposition et le maire à propos de la responsabilité de la situation financière des Hospices civils de Lyon (HCL). Ces derniers, via le président de leur conseil de surveillance qui n'est autre que le maire de Lyon sollicitaient en effet une avance de trésorerie d'un montant maximal de dix millions d'euros pour finir l'année. Une demande justifiée par le "tarissement croissant de la liquidité bancaire" sur les marchés financiers, et à l'effondrement de la banque Dexia "qui concentrait 40 % des crédits des collectivités locales et des établissements hospitaliers" selon Nora Berra.

Votée par la majorité des conseillers municipaux, cette avance de trésorerie a suscité les foudres de l'opposition qui a dit son inquiétude quant à la gestion de Gérard Collomb. Christophe Geourjon (centre droit) lui a reproché de "cumuler les casquettes, les responsabilités, mais pas toujours les succès". Denis Broliquier (Lyon-Divers-Droite) a estimé que ce n'était "pas le rôle de la ville de voler au secours des HCL (…)". Son groupe a voté contre l'attribution de cette aide.

Berra et Collomb s'attribuent tous deux le sauvetage des HCL

L'attaque la plus frontale est venue de Nora Berra. L'ancienne secrétaire d'Etat à la santé qui a signé ainsi son grand retour au conseil municipal où on ne l'avait plus vue depuis plus de quatre mois. En prenant la parole au nom du groupe Ensemble pour Lyon (UMP et apparentés), elle a rappelé "les 3 milliards d'euros sortis par le gouvernement en novembre dernier dont 600 millions pour les établissements hospitaliers" et "le nouveau groupement (Caisse des dépôts et groupe La Poste), opérationnel depuis début juin, qui reprendra le rôle de Dexia", mesures qui devraient selon elle solutionner le problème des HCL mieux que l'aide municipale.

"Je veux bien que les socialistes soient particulièrement maladroits, mais ils n'ont pas pu en l'espace d'un mois effondrer l'ensemble des hôpitaux de France", a rebondi le maire, reprochant plutôt au gouvernement précédent d'avoir fait perdre "40 à 50 millions d'euros par an aux HCL" avec "la réforme de la tarification à l'activité (T2A)" menée "dans des délais extrêmement réduits par monsieur Sarkozy".

Collomb, petit-bras avec Edouard Herriot ?

Après la suppression de 1000 postes en trois ans aux HCL, le maire a estimé qu'était venu le temps de "donner des signes" à la communauté médicale lyonnaise, citant en particulier la 1ère tranche de travaux à l'hôpital Edouard Herriot (HEH) annoncée il y a trois mois. "J'ai toujours dit que pour moi il y a trois grande priorités : l'innovation et la recherche (...), le logement (…) et la santé" a dit Gérard Collomb. "Vous n'avez présenté aucun projet (au moment du plan hôpital 2012, ndlr) lui a reproché Nora Berra, coupant plusieurs fois la parole au maire. "Le seul projet que vous avez présenté c'est la restructuration d'HEH. Vous n'avez rien demandé", s'est étonnée l'ancienne secrétaire d'Etat, citant les "700 millions d'euros" pourtant débloqués par le gouvernement il y a trois mois. "Nous allons faire un plan de rénovation de HEH avec un investissement sur un plateau technique qui regroupera les salles d'opération en lien avec les urgences. Un plan sur le court et moyen terme avec ensuite, dans les années qui viennent, une restructuration plus globale" a promis le maire.

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