Lyon Capitale

Jeunes Républicains : un rapport veut en finir avec le parisianisme

Alexandre Vincendet ©Océane Fournier

Alexandre Vincendet, maire Les Républicains de Rilleux-la-Pape, remettra ce jeudi à Laurent Wauquiez son rapport concernant la restructuration du mouvement. Les élections du prochain « responsable national » auront lieu les 13 et 14 octobre prochains.

"Il faut que les convictions collectives remplacent les ambitions personnelles". Voilà, selon Alexandre Vincendet, une des raisons de l’essoufflement du mouvement des Jeunes Républicains. Aujourd’hui, le maire de Rilleux-La-Pape estime le nombre d’adhérents à "quelques milliers", sans connaître les chiffres exacts. Bien loin des "25 à 30 000" jeunes inscrits lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007. Nommés en mars dernier par Laurent Wauquiez pour tenter de relancer le mouvement, Alexandre Vincendet, et Laurence Arribagé, adjointe au maire de Toulouse, rendront leur rapport ce jeudi.

D’avril à juin dernier, les deux élus ont arpenté les 22 anciennes régions à la rencontre de militants. "L’objectif était de leur donner la parole et de comprendre, selon eux, quelles sont les failles. Nous avons également envoyé un questionnaire en ligne à chacun afin de récolter leurs avis", explique-t-il. Résultat, ce rapport contient deux propositions majeures : réforme du mode de scrutin et réforme de la gouvernance.

Plus de président mais un responsable national

"Avant, on nommait un président qui se présentait avec un bureau national. Le problème, c'est que l’on était souvent dans le parisianisme et la non représentativité des territoires", dénonce-t-il. Le rapport propose donc de supprimer ce poste de président au profit d’un RNJ (responsable national jeune). Celui-ci aurait pour mission de coordonner les responsables régionaux, qui eux-mêmes coordonneraient les RDJ (responsable départementaux jeunes). "Les RDJ étaient avant nommés par les jeunes. On va maintenant leur donner un surplus de légitimité car ils seront nommés par le bureau politique sur proposition du RNJ". Il ajoute, "on attache souvent au bureau politique le nom de la personne qui occupe le poste et non pas sa fonction. Cela peut poser des problèmes car certains jeunes estiment que le siège qu’ils occupent est leur propriété".

Quant à la présence ce mercredi de Sébastien Chenu, député front national du Nord, au lancement de campagne d’Erik Tegner, un des candidats aux jeunes républicains, Alexandre Vincendet est très clair, "on parle de quelqu’un qui n’existe pas, qui n’a pas d’existence politique. Il ne représente rien ni personne". Grâce à ce rapport de restructuration, Alexandre Vincendet espère pouvoir donner un nouvel élan au mouvement et en faire "une école du militantisme".