Jean-François Debat©RobinFavier-2

J-F Debat :"une année presque pour rien pour la politique régionale"

Une année "presque pour rien pour la politique régionale". Voilà le bilan de l'année 2016 présenté par le président du groupe socialiste, démocrate, écologiste et apparentés au conseil régional, Jean-François Debat. Ce vendredi, il conviait ses collègues et la presse dans une salle de l'hôtel Novotel de Confluence pour présenter des vœux "chaleureux, offensifs et déterminés".

Les élus socialistes, démocrates, écologistes et apparentés du conseil régional ont changé de place depuis un an. Assumant un "nouveau rôle en passant de la majorité au groupe principal d'opposition", 2016 fut l'année de la mise en place, explique Jean-François Debat. "Nous avons changé de prisme et réorganisé notre fonctionnement pour prendre assez rapidement, et compte tenu de la personnalité de notre président (Laurent Wauquiez ndlr) le rôle d'opposant, une opposition qui n'est cependant pas systématique" a-t-il indiqué avant de poursuivre sur la détermination de son groupe pour être "à l'écoute et au service des citoyens de la région".

Sévère avec la politique menée par Laurent Wauquiez, Jean-François Debat ne manque pas d'exemples pour considérer le "manque d'ambition de la politique régionale". "Les contrats territoriaux ont été arrêtés d'un seul coup", déplore-t-il en indiquant que les mesures destinées à les remplacer "se font toujours attendre. "Nous n'avons pas vu grand-chose sur la formation professionnelle" poursuit-il, "qui n'a jamais fait l'objet d'un débat et qui est pourtant le 2ème budget de la région après les transports." Même constat sur l'apprentissage, pour lequel l'élu n'a pas "vu de souffle nouveau" alors qu'il souligne que son groupe est prêt à travailler avec la majorité pour augmenter le nombre d'apprentis dans la région.

Deux "occasions ratées"

Jean-François Debat continue sur les deux grandes déceptions que sont le plan Montagne et le schéma de développement économique. "Sur le plan montagne, débattu en conseil, la seule mesure réalisée sont les 10 millions d'euros débloqués pour les canons à neige, ce qui ne nous choque pas en soi, mais nous déplorons que ce soit la seule mesure alors que nous sommes la 1ère région de montagne d'Europe. Le schéma de développement économique est également plus qu'une déception et marque l'absence de vision pour la région, c'est une occasion ratée" estime-t-il. Finalement, l'opposition considère avoir beaucoup attendu et attendre encore, notamment sur la politique de transport, la première dépense du conseil régional. "Nous avons apprécié les augmentations de budget pour les petites lignes de TER, mais nous considérons qu'il était possible de faire davantage si la région ne dépensait pas 130 millions d'euros pour une autoroute. En investissant plutôt sur le ferroviaire, la région aurait pu répondre aux enjeux actuels".

"Aux côtés des perdants de la politique de Laurent Wauquiez" pour 2017

Pour Jean-François Debat, le principal gagnant de la politique de Laurent Wauquiez n'est autre que Laurent Wauquiez lui-même. "Nous avons beaucoup parlé des foucades du président et il adore cela", lance-t-il. Rappelant que les autres gagnants de la politique du président de la région seraient "ses amis" et "sa ville du Puy-en Velay". "Le Puy en Velay a reçu quatre fois plus qu'Aurillac et deux fois plus qu'Annonay, avec parfois des aides de l'ordre du gag si ce n'était pas si sérieux" ajoute-il en rappelant la subvention de 117 500 euros attribuée par la région pour que le Puy-En-Velay accueille une étape du Tour de France en 2017. "La vie politique de la région ne peut pas seulement être les provocations de Laurent Wauquiez, même si nous ne les passeront pas sous silence. Nous voulons parler du fond et des choix qui sont faits car à la fin c'est cela qui compte" annonce-t-il.

Ainsi, le président du groupe d'opposition entend à ce que son groupe soit, en 2017, "aux côtés des perdants de la politique de Laurent Wauquiez", qui sont selon lui "les chômeurs, les étudiants et les associations". Il évoque pour cela les "65 000 chômeurs de la région privés de formation par la baisse de 40 millions d'euros du budget, les étudiants, souvent de classe moyenne, qui seront 1000 de moins à bénéficier d'une bourse pour partir à l'international et les mouvements associatifs, grandes victimes des baisses de crédit". Pour clôturer son intervention, le président du groupe d'opposition au conseil régional a souhaité marquer la volonté du groupe à travailler sur le terrain et à être au contact de "ceux qui ne voient rien venir". Si les élections -présidentielles et législatives - n'ont été évoqué qu'en quelques phrases car "ce n'est pas le lieu", il est évident que les élus ont à l'esprit que la bataille est de plus en plus proche.

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