Collomb
©Mathilde Régis

Gérard Collomb surnommé “Son Altesse Sénilissime”

À l’aube d’un possible remaniement ministériel, Gérard Collomb semble critiqué en coulisses. L’ancien maire de Lyon y serait même surnommé “Son Altesse Sénilissime”.

Alors qu’un remaniement (limité) du gouvernement est attendu mi-novembre, “les spéculations et vacheries vont bon train”, selon Le Parisien dans les couloirs ministériels. Le journal révèle notamment que Gérard Collomb est jugé très “fatigué” et régulièrement attaqué sur son âge (il a eu 70 ans en juin). L’ancien maire de Lyon serait même surnommé “Son Altesse Sénilissime”. Une source citée par le quotidien estime que le ministre de l’Intérieur serait presque inutile. D’ailleurs, “toutes les décisions sont prises à l’Élysée”, critique le patron d’une direction de l’Intérieur.

Déjà en mai, la nomination de Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur laissait dubitatif dans le milieu préfectoral : “On doute de la pertinence du choix de Gérard Collomb pour la place Beauvau, parce que l’Intérieur est un ministère exigeant physiquement, où il faut de la force physique et émotionnelle. Il faut aller sur les accidents de la route, les inondations et les attentats. C’est un boulot usant.” La même source confiait déjà à l’époque que l’Intérieur aurait pu échapper au maire de Lyon à cause de son âge.

S’il est critiqué en coulisses, Gérard Collomb semble pourtant plutôt populaire. Selon le tableau de bord Ifop-Fiducial d’octobre, il fait même partie du Top 20 des personnalités politiques préférées des Français avec 41 % d’opinions favorables alors que 26 % des sondés disent ne pas assez le connaître pour le juger. Une popularité en progression de 6 points par rapport à septembre.

Selon Le Parisien, Gérard Collomb n’est pas le seul ministre à être moqué. Jean-Yves Le Drian est ainsi qualifié d’“inexistant” et Jacques Mézard, Stéphane Travert ou Brune Poirson jugés “gaffeurs” ou “transparents”.

à lire également
Gérard Collomb en visite officielle à Lyon, en septembre 2017 © Tim Douet
Sous le feu des critiques après le meurtre d'Adrien Perez à Meylan, la première adjointe à la municipalité de Grenoble a mis en cause le refus de Gérard Collomb d'expérimenter la police de sécurité du quotidien dans sa ville.
6 commentaires
  1. Abolition_de_la_monnaie - 6 novembre 2017

    On l'a pas entendu en tant que responsable des élections, sur la disparition de milliers de circulaires de presqu'une centaine de candidats lors des dernières élections législatives 2017...

  2. Robes Pierre - 6 novembre 2017

    la technique n'est pas nouvelle, on nomme une personne sachant qu'elle ne tiendra pas sur la durée , on en profite pour faire passer un tas de trucs, puis on l'évince sous n'importe quel prétexte. Il quitte le poste sans plus jamais pouvoir s'expliquer, le marionnettiste à les mains propres .

  3. FEFI - 6 novembre 2017

    @RP et il jouerait quoi: gnafron ou guignol?

  4. Robes Pierre - 7 novembre 2017

    FEFI:médisez en attendant GéGé passe à la caisse et se prépare une retraite confortable.

  5. juanpaolo - 7 novembre 2017

    Un poste aux Départements et Territoires d'outre-mer lui permettrait sans doute de perpétuer une coutume régionale et de se réconcilier sur le tard avec JJ Queyranne ... tout en nous fichant un peu la paix !

  6. Kasneh - 7 novembre 2017

    Il n'a jamais caché son intention de revenir à Lyon (l'a t'il vraiment quitté) en 2020. La question est de savoir si ce ne sera pas plutôt.

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut