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© KENZO TRIBOUILLARD / AFP

France : “Menace terroriste inédite” selon Pietrasanta (PS)

Sébastien Pietrasanta, député socialiste des Hauts-de-Seine et corapporteur du projet de loi contre le terrorisme, était l’invité du journal de 8h de Sud Radio, ce lundi 15 septembre.

Corapporteur du projet de loi de lutte contre le terrorisme qui sera débattu à partir d'aujourd'hui à l'Assemblée nationale, le député socialiste Sébastien Pietrasanta affirme que "la menace terroriste est réelle". En France, la menace serait même "inédite par son ampleur", selon lui. Sébastien Pietrasanta cite par exemple "l'affaire Nemmouche : quelqu'un qui est parti en Syrie, qui s'est radicalisé encore plus, qui s'est formé au maniement des armes" et précise qu'on a ainsi "une centaine de ressortissants français revenus de Syrie et présents sur le territoire national". "L'ampleur du phénomène, la diversité de ce djihadisme est une menace importante", affirme le maire d'Asnières.

Sébastien Pietrasanta revient sur le projet de loi gouvernemental qui sera débattu ce lundi : "Il est prévu à l'article 1 la confiscation du passeport ou de la carte nationale d'identité, qui permettra d'entraver le départ au djihad des candidats français". Cela devrait permettre selon lui d'éviter de nombreux départs : "Je pense notamment à ces jeunes filles de 14, 15, 16 ans dont on a beaucoup parlé cet été. Elles ont été sensibles à la propagande djihadiste sur Internet et elles ont souhaité partir mais, grâce aux services de renseignement, elles ont pu être entravées dans leur départ", se félicite le parlementaire.

L’interdiction de sortie du territoire : “une mesure de protection”

Concernant l'atteinte aux libertés fondamentales, Sébastien Pietrasanta ne voit pas dans l'interdiction de sortie du territoire des candidats au djihad un problème, mais plutôt "une mesure de protection". "Le projet de loi donne des moyens supplémentaires aux services de renseignement, au parquet antiterroriste, et en même temps il permet de garantir les libertés fondamentales", estime le député. "L'article 1 permet au justiciable d'avoir un avocat pour pouvoir contester cette mesure, et un récépissé est délivré pour celles et ceux dont le passeport est retiré", fait-il valoir.

Enfin, sur les autres mesures de lutte contre le terrorisme, le numéro Vert de signalement mis en place cet été par le ministre de l'Intérieur a déjà fait ses preuves, selon Sébastien Pietrasanta. "Le numéro Vert a permis à plusieurs familles de pouvoir signaler des comportements inquiétants et d'empêcher le départ de dizaines de personnes", estime le député.

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