Conseil de la métropole Grand Lyon
Conseil de la métropole Grand Lyon © Tim Douet

Égalité hommes/femmes : l’exécutif du Grand Lyon critiqué

Lors du débat sur le rapport annuel sur l’égalité hommes-femmes au sein des services de la métropole de Lyon, l’opposition en a profité pour critiquer le manque de parité dans l’exécutif de David Kimelfeld.

Le Grand Lyon a présenté ce lundi son “rapport annuel sur la situation en matière d'égalité entre les femmes et les hommes”*. Un rapport qui a permis aux différentes oppositions de critiquer le manque de parité de l'assemblée métropolitaine. Nathalie Perrin-Gilbert qui – comme à chaque début de conseil – a demandé l'ouverture de la commission permanente à l'opposition a aussi dénoncé le manque de représentation des femmes dans cette instance. En effet sur 52 élus, 18 sont des femmes. Du côté des vice-présidents, ce n’est pas beaucoup mieux. Sur 25 élus, huit sont des femmes. “Comme la parité de l'exécutif, ce n'est pas une obligation légale à la métropole, vous ne faites pas le choix de respecter la parité. On voit bien comment vous pensez l'égalité hommes-femmes : un carcan législatif plutôt qu'une chance d'une société fondée sur des valeurs de respect”, a lancé Philippe Cochet, le maire de Caluire-et-Cuire.

Ce dernier a demandé les raisons de ce manque de mixité à David Kimelfeld tout en dénonçant les explications données par Renaud George, 23e vice-président, lors de la commission sociale. “S'agissant non pas d'une vraie commission permanente, mais en fait d'un exécutif déguisé, il apparaissant, je le cite, “normal que celle-ci soit constituée de personnes qui cumulent à la fois la confiance du président de la métropole et des compétences pour assurer les fonctions de l’exécutif”. Et donc au regard de ces deux critères, Monsieur George a expliqué qu'il était normal qu'il y ait moins de femmes, car c'est plus dur pour elles de remplir ces deux critères”, a lancé l'élu LR, devant un Renaud George rouge de honte.

“Ce n'est pas glorieux de ne pas avoir un exécutif paritaire”

C’était plutôt de l’exaspération. Mes propos en commission sociale soulignaient que j’aimerais qu’en 2020 on fasse primer la compétence et non pas le sexe, ce qui peut aboutir à davantage de femmes ou d’hommes, peu importe. Le reste est une interprétation fallacieuse de Philippe Cochet”,a répondu le maire de Saint-Germain-au-mont-d’Or qui y a vu une “rancune” de son homologue de Caluire, battu par Blandine Brocard aux législatives. Une députée dont Renaud George était le directeur de campagne.

Je suis d'accord avec vous, a répondu David Kimelfeld à l’opposition. Ce n'est pas glorieux de ne pas avoir un exécutif paritaire. Nous avons reconduit quasi intégralement l'exécutif existant avec des vice-présidents et vice-présidentes qui n’étaient pas déméritant. Il faut aussi noter que l'assemblée c'est 85 % de maires, ce qui donne des difficultés sur ce sujet”. Pour Marc Grivel, le 1er vice-président, la réforme du mode de scrutin en 2020 devait faire changer la donne.

*Dans son rapport qui ne concerne pas les élus, mais les agents de la métropole, le conseil a proposé un plan d'action de 2018-2020 à travers 3 axes (1/engagement à développer une culture commune de l'égalité hommes-femmes, 2/promouvoir l'égalité hommes-femmes dans ses politiques RH, 3/promouvoir l'égalité hommes-femmes dans ses politiques publiques).

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