Bret se sépare des Verts (bis)

Le 21 juin, le tribunal administratif a cassé l'arrêté du maire de Villeurbanne qui retirait leurs délégations à ses deux adjoints écologistes. Aussitôt la décision connue, Jean-Paul Bret a confirmé sa décision.

Le divorce annulé, voici que le maire de Villeurbanne divorce à nouveau de ses anciens alliés écologistes. Le tribunal administratif a cassé le 21 juin dernier son arrêté municipal qui retirait les délégations à ses adjoints Verts. Les faits remontent à juin 2010 : le maire sort alors de son exécutif Béatrice Vessiller, 2e adjointe en charge des déplacements urbains et à la voirie, et Jean-Claude Ray, 14e adjoint en charge de la santé.

Une décision qui fait suite au maintien au second tour d'une cantonale partielle de Béatrice Vessiller face au champion du maire, le socialiste Richard Llung. "Le choix politique des Verts de maintenir leur candidate a donné l'occasion à la droite de jouer les arbitres", déplorait-t-il. Un an plus tard, l'écologiste a eu sa revanche en battant Llung aux cantonales de 2011. Mais elle a aussitôt déposé un recours, arguant que le maire tirait des conséquences municipales de résultats d'une élection cantonale. Etienne Tête, grand spécialiste judiciaire, avait contribué à la rédaction du recours.

"Une certaine forme d'opportunisme démagogique"

Aujourd'hui, le maire de Villeurbanne "prend acte" de la décision du tribunal administratif. "Je m'étonne que la justice administrative soit amenée à prendre position sur un différend politique", commente-t-il. Mais sans perdre de temps, Jean-Paul Bret a repris un arrêté afin de confirmer la sortie des écologistes de sa majorité. "Cette décision est la conséquence de l'attitude de ces élus, lesquels, dans le quotidien de la gestion de la ville, se placent en dehors du pacte majoritaire qui fonde l'équipe municipale. Depuis un an, ils n'ont eu de cesse de s'opposer, avec une certaine forme d'opportunisme démagogique, à des dossiers majeurs de la politique municipale. L'acte de défiance le plus significatif reste le non vote du Budget primitif 2011".

Béatrice Vessiller est "surprise de ne pas avoir de discussion avant ce nouvel arrêté". C'est selon elle "un mauvais signal avant 2012". Elle observe que la décision du maire de 2010, "en plus d'être antidémocratique et irresponsable pour l'union de la gauche était aussi illégale".

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