Square de Charbonnières qui doit être aménagé pour créer une voie d’accès au site des Verrières - Photo DR
Ce square de Charbonnières doit être aménagé pour créer une voie d’accès au site des Verrières – Photo DR
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À Charbonnières, la droite s’écharpe sur des opérations immobilières

Dans la commune de l’ancien siège régional, futur terrain de jeu du campus Région du numérique, un malaise politique règne depuis plusieurs mois, voire des années. En cause, les programmes immobiliers mis en place par le maire, Gérald Eymard. “Ristourne” et “arrangement” sont dénoncés par l’opposition, sur fond d’achat et de vente de tènements pour la construction notamment de logements sociaux.

À Charbonnières, les élus s’accusent de conflit d’intérêts ou de manipulation politico-politicienne, selon qu’ils se trouvent dans l’opposition ou dans la majorité. Deux projets immobiliers illustrent ces remous au sein du conseil municipal. Tout démarre au mois de juin 2016. Gérald Eymard, maire de la commune depuis 2014, propose à l’assemblée délibérante de vendre le tènement immobilier situé 100 route de Paris au promoteur Miprom. D’après la délibération, l’ensemble comprend un bâtiment à usage commercial, des bureaux, ainsi que 59 logements dont 22 en locatif aidé, 5 villas et de nombreuses places de stationnement. La cession s’élève à 5 millions d’euros. Le promoteur retenu, déjà propriétaire des tènements au 102 et 104 de la même route, propose de développer un projet global. “Je connais l’immobilier, plaide Thierry Elmassian. Les conditions de la vente n’étaient pas claires.” Cet élu de la majorité a pris ses distances avec son groupe. Il affirme sa liberté de parole et considère que l’absence de cahier des charges lors du choix de la société acquéreuse constitue une faute. Il dépose alors une demande de suspension de la délibération au tribunal administratif de Lyon, qui n’aboutira pas – pour un vice de forme. Dans les débats qui suivent la délibération, l’élu d’opposition Laurent Sauzay dénonce pour sa part “la consultation bidon” et une “rupture d’égalité entre les candidats [à l’achat du site]”. Il souligne aussi la “densification d’une parcelle”. “Nous comprenons bien que vous vouliez optimiser le patrimoine communal, mais pas au prix d’une dégradation de notre cadre de vie”, avance-t-il encore. Finalement, quatre élus se prononcent contre le projet, un dernier s’abstient. Une première cassure au sein du conseil semble actée.

Une logique de Monopoly

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