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Villeurbanne : Jean-Wilfried Martin "nouveau talent" de l’UMP

L’UMP a choisi pour sa tête de liste à Villeurbanne un jeune militant tout droit sorti de son école à fabriquer les "nouveaux talents" : Jean-Wilfried Martin, 40 ans. Depuis le printemps, celui-ci s’attèle à renverser aux élections municipales 2014 la majorité "divisée et mal élue" d’une commune dirigée par le PS depuis 1977. Portrait.

"Avec le déplacement de la SNCF et la création de la tour Incity, en 2017, je vais être affecté à… que dis-je ? En 2017, je serai maire". Sourire aux lèvres, costume parfait, le jeune Jean-Wilfried Martin semble confiant et blague volontiers. Sa position en tête de la liste UMP pour la mairie de Villeurbanne a été officialisée en avril dernier. Depuis, il n’occupe qu’à temps partiel son poste d’acheteur au sein du groupe SNCF. Dès janvier, il se consacrera entièrement à sa campagne. "Après le second tour, je mettrais ma carrière en standby s’il le faut".

L’esprit Sarkozy pour modèle

Son arrivée à Villeurbanne en 2007 concorde avec sa décision de rentrer dans les rangs de l’UMP. Comme beaucoup de militants de cette heure, il a été séduit par "l’état d’esprit et le volontarisme de Nicolas Sarkozy", raconte-t-il. "Jean-Wilfried Martin est un candidat qui connait toute les étapes de la vie politique, du terrain à la gestion d’une commune", selon un membre de sa liste, Régis Lacoste, conseiller municipal UMP et délégué de circonscription. Tous deux se sont rencontrés lors des tractages et affichages pour la campagne présidentielle de 2007.

En intégrant l’école des nouveaux talents de l’UMP en 2010, Jean-Wilfried Martin s’est préparé aux municipales, mais pas en tant que tête de liste. Il explique : "l’idée a germé petit à petit grâce à mes rencontres au conseil de quartier Charpennes-Tonkin". Pour Régis Lacoste, Jean-Wilfried Martin incarne la nouvelle génération de l’UMP partie à la reconquête des électeurs.

"Il a un œil tellement neuf qu’il est inexpérimenté"

Mais cela fait sourire son adversaire d’EE-LV, Béatrice Vessiller, candidate aux municipales elle aussi. "C’est bien de se former lorsque l’on veut être élu. Mais sur une ville de la taille de Villeurbanne, ça parait indispensable de déjà connaitre les différents dossiers". Or la tête de liste UMP n’a jamais été élu de la municipalité. Béatrice Vessiller ajoute : "son âge est un atout par rapport au maire sortant [Jean-Paul Bret (PS)]. Il a un œil neuf, mais tellement neuf qu’il en est trop inexpérimenté".

L’écologiste, en conflit ouvert avec la municipalité depuis les cantonales de 2009, confesse que sa ville a besoin d’un renouvellement. Jean-Wilfried Martin pourrait peut-être l'incarner, "mais pour être vraiment élu, il ne peut pas se cantonner à l’habituel discours de l’UMP qui critique la hausse de l’impôt et l’inertie du maire. Il doit présenter quelque chose pour sa ville. Pour l’instant, je n’ai rien entendu", regrette la candidate.

Développer la recherche pour créer de l’emploi

Pourtant, l’ingénieur de 40 ans, né au Mans, a commencé à sonder les Villeurbannais cet été sur leurs soucis quotidiens. "Les résultats sont cinglants en termes de stationnement, d’insécurité et d’emploi", indique-t-il. Mais le projet qu'il semble porter plus à cœur est d’utiliser le potentiel de la ville universitaire qu’est Villeurbanne pour développer la recherche et les technologies et apporter des nouveaux emplois.

"Exploitons les atouts de Villeurbanne"

"Villeurbanne est l’un des premiers campus d’Europe et personne ne le sait" prétend Régis Lacoste. "Il faut qu’on réussisse à utiliser les vrais atouts de Villeurbanne", insiste-t-il. Pour lui, la passion de la chose publique, la volonté de s’engager et surtout la passion qu’a le jeune candidat pour sa ville pourrait lui être bénéfique dans cette entreprise.

Jean-Wilfried Martin a beaucoup d’autres idées dans les cartons : des réaménagements urbains, des transports en communs innovants – pourquoi pas le transport par câble ? – , un réajustement des effectifs de police… "Je veux proposer à ma ville des solutions qui lui correspondent", dit-il. Mais n’est-ce pas la promesse de tous les candidats à la mairie ?

4 commentaires
  1. sam69 - mer 6 Nov 13 à 18 h 32

    oui au changement a villeurbanne assez des socialo cocos qui pauperisent la ville

  2. Frédéric Vermeulin - jeu 7 Nov 13 à 8 h 43

    Silence assourdissant sur a publication du bilan de l'équipe municipale, pour ce candidat qui ne maîtrise tout simplement pas un seul des dossiers de la ville et qui de toute évidence connaît mal les missions d'une ville (qu'il mélange avec des sujets relevant d'autres collectivités, ou de l'Etat...)Il se forme, c'est bien, mais la formation est loin d'être finie...

  3. Sophie_Lyon - jeu 7 Nov 13 à 8 h 44

    Socialo cocos ? c'est quoi ce vocabulaire passéïste ? j'entendais ça lorsque j'étais étudiante de la bouche du GUD. J'habite Villeurbanne et la paupérisation n'est pas le fait de la municpalité, mais d'une politique internationale et nationale qui ne date pas d'hier. Oui, pour s'imposer il faudra autre chose que des invectives, un vrai programme, une vision d'avenir pour Villeurbanne, un travail de proximité et de terrain des élus, nous verrons bien. Le stationnement n'est pas une priorité.

  4. Sophie_Lyon - jeu 7 Nov 13 à 8 h 47

    Un truc qui me fait sourire, au passage.... les candidats de droite, UMP en particulier, toujours si prompts à cracher sur les services publics mais qui y sont planqués.

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