1ER TOUR : LES REACTIONS DES POLITIQUES LYONNAIS(E)S (1/3)

Elle n'est pas en pole position mais très bien placée sur la grille de départ pour l'emporter au second tour. Ici, on avait quand même tous un peu d'angoisse au fond du coeur. Le fait qu'elle obtienne un tel score, pas très loin de Nicolas Sarkozy, montre effectivement qu'elle a toutes ses chances au second tour. Tout le problème est de savoir ce que vont faire les électeurs de François Bayrou : veulent-ils le changement, et à ce moment ils se reportent sur Ségolène Royal, ou non. De ce point de vue, le modèle lyonnais peut peut-être servir de référence : on s'aperçoit que le rassemblement de la gauche te du centre fonctionne dans cette ville et peut fonctionner au national, et apporter une nouvelle dynamique à la France."

Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes (PS)  :

"Gonflés à bloc"

"C'est une très grande satisfaction. 25 % de voix, c'est le score de François Mitterrand en 1981 lors du premier tour qui lui amena la victoire. Maintenant, on part pour le deuxième tour gonflés à bloc parce que Mr Sarkozy, à l'évidence, a déjà pris une partie du capital de Mr Le Pen. Je pense que les électeurs qui ont peur de Mr Sarkozy et sa proximité avec l'extrême-droite vont se rassembler derrière la campagne de Ségolène Royal. Nous avons aujourd'hui tous les moyens pour l'emporter.
Ça sera quinze jours décisifs. Les électeurs de Mr Bayrou sont en situation d'arbitrage. Mr Bayrou doit prendre ses responsabilités après tout ce qu'il a dit de Mr Sarkozy ces dernières semaines."

Christiane Demontès, sénatrice (PS) :
"Une autre campagne commence"

"Il y a trois bonnes nouvelles. La première, c'est le taux de participation. C'est la plus forte participation de la Ve République aux élections présidentielles. La deuxième, c'est le retrait du score de Mr Le Pen. C'est une bonne nouvelle pour la République et pour la démocratie. Et évidemment, je terminerai par le score de Ségolène Royal : elle fait un excellent score. Elle fait le même score qu'avait fait François Mitterrand en 1981 au premier tour. Aujourd'hui, c'est une autre campagne qui commence. Il faut que les Français réfléchissent à ces deux projets de société qui leur sont proposés : l'un, Sarkozy, c'est la droite qui continue avec ce qu'elle a fait depuis 2002, et puis l'autre, c'est celui de Ségolène Royal, les forces du changement. (...) Dans les électeurs de François Bayrou, il y a bien évidemment des électeurs de l'UDF mais il y a aussi des électeurs qui sont pour le changement, qui sont anti-Sarkozy. Le travail est à faire maintenant avec eux.(...) Sarkozy est le candidat sortant et il faut le sanctionner comme tel."

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