The Walking Dead Tome 14 : traumatisme en noir et blanc

14 tomes, quasiment aucune baisse de régime, The Walking Dead continue sa réussite insolente tout en ne manquant pas de retourner l’estomac de ses lecteurs. Impossible à prévoir son histoire reste riche en surprises, tout en mettant nos nerfs à fleur de peau.

Bande dessinée à l’origine, désormais série, roman et bientôt jeu vidéo, la saga The Walking Dead reste une référence. L’histoire de base est simple : le monde que nous connaissons n’est plus. Un mystérieux virus fait revenir les morts à la vie. Les rares survivants tentent de se serrer les coudes, à la recherche d’un havre de paix. Malheureusement pour eux, le danger ne vient pas toujours des morts-vivants. Dès lors, la menace zombie n’est que le prétexte à une fantastique réflexion sur le comportement humain en temps de crise. Le 14e tome, qui vient de paraître, continue de plonger nos héros dans un enfer permanent. Persuadés d’avoir enfin trouvé un petit coin de paradis, ils vont regretter amèrement d’avoir baissé leur garde.

Pourquoi le scénariste Kirkman est-il aussi méchant ?

Comme le veut la tradition dans The Walking Dead, personne n’est intouchable. Les personnages principaux peuvent disparaître sous les dents des morts-vivants en l’espace de quelques instants. Imprévisibles, parfois choquants voire traumatisants, les volumes se dévorent d’une seule traite et ne laissent ensuite que la faim d’en avoir plus. Une nouvelle fois, The Walking Dead nous surprend. Ce quatorzième tome continue de maintenir la légende tout en parvenant à relancer l’intérêt pour ces aventures au pays des zombies. Simple mais efficace, le dessin de Charlie Adlard gagne parfois en finesse, avec notamment une double page profondément choquante qui poussera plus d’un lecteur à fermer l’ouvrage pour reprendre ses esprits. Dès lors, Robert Kirkman, au scénario, continue de jouer avec nos nerfs et abuse de notre patience. Il faudra attendre le prochain tome pour découvrir les conséquences des nombreux retournements de situations qui viennent de s’enchainer. The Walking Dead bientôt interdit pour cause d’addiction dangereuse ?

Le difficile passage à la télé

Côté télévision, une nouvelle saison arrive sur les écrans américains dès le mois d’octobre. Espérons qu’elle réussira enfin à convaincre le public. En effet, malgré de bonnes audiences, les six premiers épisodes donnaient l’impression de s’étirer en longueur et sont tombés dans les écueils que la bande dessinée avait su éviter jusqu’à présent. Prévisible et parfois même trop bavarde, la série n’est jamais parvenue à retrouver l’ambiance unique qui caractérise l’œuvre d’origine.

The Walking Dead, tome 14, éditions Delcourt.

The Walking Dead, saison 1, censurée, en DVD et Blu-ray, éditions E1 (nouvelle édition en novembre).

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© Yan Le Pon & Mathieu D.
1995-2015 à Lyon, pardon : à la Croix-Rousse. En vingt ans et sept planches, l’acculturation d’un Parisien dans l’ancien quartier des canuts – par deux auteurs du cru, Yan Le Pon & Mathieu D.
2 commentaires
  1. lucas - 23 septembre 2011

    C'est plutot pas mal la honte la culture à Lyon puisque au Théâtre des célestins on devait assister à une rencontre avec l'auteur allemand Schimmelpfennig (mal orthographié d'ailleurs dans la pub figurant sur ce site de Lyon Capitale). Rencontre annulée sans explication aussi bien de la part du Goethe Institut que dees Célestins. On venait de Paris pour le week end on est reparti aussi sec car ça nous a couté bonbon à chacun 30 euros de plus. On a protesté auprès des sites de Célestins et du Goethe Institut mais sans réponse bien sûr.La culture allemande en France devient imbécile puisque sans réelle considération. Ces gens qui bossent à l'institut n'en ont rien à foutre. Et ce théâtre aussi. Ils ont pas intérêt à la ramener à Paname sinon on va leur faire de la contrepub.C'est quoi ce mépris ça donne envie d'écrire à la mairie.

  2. Goethe-Institut Lyon - 4 octobre 2011

    Monsieur,C'est avec surprise que nous découvrons votre message. M. Schimmelpfennig nous a communiqué son impossibilité de prendre part à cette manifestation pour des raisons personnelles la veille de la rencontre prévue et nous en avons immédiatement informé le public sur notre site, par mailing et par affichage, tout comme le Théâtre des Célestins. Un accueil autour d'un verre de vin a de plus été maintenu pour les personnes qui n'auraient pas recu l'information afin, justement, que l'annulation ne soit pas 'sans explication' comme vous le dites. Le Théâtre des Célestins comme le Goethe-Institut et M. Schimmelpfennig lui-même ont regretté que cette rencontre n'ait pas lieu ; c'est pourquoi nous sommes justement en train de tout mettre en oeuvre pour y remédier et trouver une nouvelle date. Quant à votre message sur notre site, nous ne l'avons jamais rec ; sinon, commme pour tous les messages qui nous sont adressés, nous vous aurions répondu personnellement et non sur le fil de commentaires d'un article qui n'a rien à voir avec le sujet que nous évoquons. Nous comprenons votre déception mais vos attaques sont en l'occurence injustifiées.Il y a, nous le pensons, une différence entre les aléas auxquels nous sommes tous soumis, bien contre notre volonté, et le fait de 'n'en avoir rien à foutre'.Cordialement, La Goethe-Institut Lyon

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