Sporto Kantes, un melting-pot musical branché

Electro, drum'n'bass, mais pas que.
Au commencement, il y avait Sporto, qui carburait au rockabilly avec le groupe underground des années Jeanne Mas : the Wanderers. Kanto, lui, roulait des mécaniques sur fond de trash métal débridé avant de la jouer modérer en bassiste chez les Wampas.
Début 90, le duo se forme, tenté par l'électro. Pour arriver à ce style différent de leur culture musical, les deux artistes n'ont fait qu'un pas : celui de l'alchimie artistique. En troquant leur guitare électrique pour une machine informatique infernale, les deux acolytes ont découvert l'art du sampling et en ont fait un mode de vie : chacun chez soi, derrière son écran, le clic en folie.
Dernier album d'un triptyque imprévu, 3 at last (à comprendre " Le troisième, enfin ! ") s'est récemment fait sa place dans les bons disquaires grâce au hit entêtant, Wistle, dont le potentiel tubesque n'est pas sans rappeler Young Folks de Peter Bjorn and John.

Dans l'album, le groupe à l'image iconoclaste s'est fait plaisir. Des refrains électros parfaitement calibrés (U are the light, Slits), quelques mélodies jazzy (Concrete) ou underground, du reggae à l'état brut (Roma's life). Des samples chiadés aux accents de musiques du monde (Fight), de la bizarrerie celtique (Tower) laissant un goût désagréable à la Matmatah (Sick Song), cet album explore tous les genres, même les plus douteux. Un album qui tient plus du catalogue musical que de la recherche électro expérimentale. Souvent sympatoche, souvent efficace, mais qui peut finir parfois par rendre perplexe (12 of july, Waiting Man).

Sporto Kantes, en concert à l'Epicerie moderne, Feyzin, ce samedi 7 février.

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