Montpellier Danse, la passion toujours !

33e édition d’un festival aussi important que la Biennale de la danse lyonnaise, qui s’annonce un peu moins élitiste en raison d’une baisse de fréquentation en 2012. Cette année, l’artiste associé est Emmanuel Gat.

Le chorégraphe israélien Emmanuel Gat, débarqué de Tel-Aviv en France en 2007, est aujourd’hui basé à la Maison de la danse intercommunale à Istres. On le connaît encore mal, mais son projet UpclosedUp devrait permettre de découvrir un travail situé dans la lignée de la post modern dance, qui s’appuie sur l’étude approfondie du mouvement et du lien avec la musique. Il présente à Montpellier une installation photographique et trois créations, dont la dernière sera élaborée en présence du public.

Une certaine idée de la mémoire

Si elle n’a pas de thématique clairement affirmée, cette édition de Montpellier Danse semble sous-tendue par une certaine idée de la mémoire, abordée sous des angles différents. Il y a, par exemple, la mémoire historique collective, avec l’immense artiste espagnol Israel Galván (photo ci-dessus), qui crée une pièce sur l’extermination de milliers de gitans par les nazis, tandis que Boyzie Cekwana et Panaïbra Gabriel Canda abordent les accords d’Inkomati, signés en 1984 entre le Mozambique et l’Afrique du Sud.

On retrouvera à leurs côtés d’autres têtes d’affiche, tels Angelin Preljocaj, Trisha Brown, Maguy Marin − avec une reprise de son chef-d’œuvre May Be −, le Ballet de Lorraine et son superbe néo-classicisme, Blanca Li, sa bonne humeur et ses danseurs-robots. Sans oublier la danse underground et très à la mode de François Chaignaud, qui présente un solo/performance explorant les métamorphoses d’un danseur soumis aux extravagances et à la démesure des rituels indiens du theyyam (la danse des dieux).

Kimpun show

Une curiosité marque cette programmation, celle du chorégraphe japonais Akaji Maro, qui propose avec Crazy Camel un kimpun show. Le terme kimpun désigne un numéro de cabaret burlesque typiquement japonais, né après la Seconde Guerre mondiale, où certains danseurs sont recouverts d’une poudre d’or ; les danseurs de butô, couverts eux de poudre blanche, les détestent, les jugeant trop vulgaires.

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Montpellier Danse. Du 22 juin au 6 juillet. Dates et horaires des spectacles sur le site du festival.

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