Archives municipales de Lyon © Antoine Merlet
Archives municipales de Lyon © Antoine Merlet
Article payant

Les trésors des archives de Lyon

Derrière les voûtes de Perrache, se cachent des trésors qui rendent tangible le temps qui passe. Dans les coulisses des Archives de Lyon, l’histoire défile sous nos yeux. Lyon Capitale a sélectionné quelques pièces qui ne sont que des gouttes d’eau dans un immense océan, mais représentent des trésors emplis d’histoire. Reportage.

Les archives municipales de Lyon sont les gardiennes de la mémoire de la ville depuis le XIVe siècle, témoignant de son évolution à travers les pièces et documents conservés, mais symbolisant elles-mêmes les changements dans la cité à travers les déménagements qu’elles ont connus. Ainsi, du XIVe au XVIIe siècle, les archives suivent le pouvoir municipal partout où il s’installe. Quand l’hôtel de ville est construit, en 1651, elles sont logiquement installées à l’intérieur. En 1974, elles partent pour le palais Saint-Jean, dans le quartier historique du Vieux-Lyon, avant de déménager de nouveau au début des années 2000 pour s’établir dans le quartier d’avenir de la Confluence, à l’intérieur d’un ancien centre de tri postal de 1905.

17 kilomètres

Dans les coulisses de ce bâtiment, une trentaine de femmes et d’hommes s’affairent à conserver et à protéger la mémoire et l’histoire. Ici, on ne raisonne pas en pièces, mais en mètres linéaires : 17 kilomètres sont conservés. Les seules archives de l’Hôtel-Dieu, arrivées récemment, ont fait grimper le chiffre d’un kilomètre. Chaque année, ce sont 100 à 200 mètres de plus qui viennent remplir les “magasins”. Les archives en reçoivent autour de 500, mais un tri minutieux est mis en place, les doublons éliminés, les documents qui n’ont pas d’intérêt à être conservés aussi. “Il y a des moments où nous devons faire des choix, nous interroger sur la valeur historique des documents, et être capables de rendre compte quand on les élimine et pourquoi on le fait”, explique le directeur, Louis Faivre-d’Arcier. Plans, documents administratifs, parchemin, maquettes, photos, cartes postales, objets divers, on trouve de tout aux archives municipales. Un important chantier de numérisation a été lancé, Lyon étant l’une des références sur la question ; ce chantier avance à un bon rythme (4 % des 17 kilomètres ont été traités). Cependant, pour tout numériser, à la vitesse actuelle, il faudrait mille ans. Une fois arrivées, des pièces sont rapidement numérisées avant d’être détruites, à l’image d’immenses panneaux de permis de construire que leur taille rend de toute manière difficiles à consulter en salle de lecture.

Il vous reste 85 % de l'article à lire.
Article réservé à nos abonnés.

Connectez vous si vous êtes abonnés
OU
Abonnez-vous

à lire également
Vu de la place Bellecour
Une salle mythique que les moins de quarante ans n’ont pas pu connaître, un lieu de la vie nocturne lyonnaise qui a accueilli Ray Charles, les Beatles, les Stones… Un palais aujourd’hui oublié, dont la fin de vie fut marquée à plusieurs reprises par la tragédie. Histoire du Palais d’Hiver, le plus grand music-hall d’Europe.

Laisser un commentaire

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut