Le Nouveau Testament au Théâtre de la Croix Rousse : ce qui ne se dépoussière pas

Le Nouveau testament reste une pièce vieillotte dont les préoccupations ne parviennent pas à dépasser des histoires de lutte de classes inactuelles et des rebondissements assez lents. Cette oeuvre de Guitry conserve les écueils misogynes de l'auteur, mis en exergue dans le portrait d'un couple bourgeois qui s'entend bien parce qu'il ne forme plus qu'un duo social, et dans lequel le mari tacle à l'envi son épouse vaniteuse. Cynique avec les domestiques et un peu trop entreprenant avec les secrétaires, l'époux apprend bientôt qu'il est cocufié. Ha ha, tel est pris qui croyait prendre. Il se fait alors passer pour mort et laisse un testament qui est censé nous en apprendre de bien belles sur tous les personnages. Comme d'habitude, les personnages stéréotypés de Guitry ont peu de psychologie et ne laissent pas le loisir aux acteurs d'incarner quoi que ce soit, n'étant alors que des prétextes à quelques bons mots et des dialogues que d'aucuns jugeront savoureux. Pas très folichon mais, au moins, le procédé scénique donnera l'occasion au spectateur de monter sur les planches.
Le Nouveau testament, de Sacha Guitry, mise en scène de Daniel Benoin.
Au Théâtre de la Coix-Rousse, Lyon 4e. Du 9 au 18 janvier. 04 72 07 49 49

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