Il y a 60 ans, Louis Pradel était élu maire de Lyon

L'ancien adjoint aux Sports et aux Beaux-arts d'Edouard Herriot, décédé en 1957, avait déjà pris les commandes de l'hôtel de ville depuis près de deux ans, au moment de son élection par le peuple à la mairie de Lyon, le 16 mars 1959.

Deux ans après la succession, l'élection. Le 16 mars 1959, Louis Pradel est élu maire de Lyon pour la première fois. Un poste qu'il occupe de facto depuis le 14 avril 1957, lorsqu'il succède à Edouard Herriot, maire depuis 1905. Sa sensibilité de centre-droit, confirmée les années suivantes, lui avait permis d'être choisi par un conseil municipal divisé. En 1959, Pradel obtient près de 38 % des sièges au conseil municipal, en s'appuyant sur des listes apolitiques. Il gouvernera avec le soutien des alliés traditionnels du parti radical et offrira des sièges d'adjoints aux élus de l’UNR, du CNI et de la SFIO. Les communistes resteront en dehors de la majorité municipale. Louis Pradel reste par ailleurs proche d'opposants déclarés du gaullisme comme Jacques Soustelle. La véritable consécration interviendra six ans plus tard, lors de sa réélection, sous la liste P.R.A.D.E.L., acronyme de liste malin, "pour la réalisation active des espérances lyonnaises", qui raflera tous les arrondissements. Son hégémonie ne sera dès lors plus contestée, jusqu'à sa mort en 1976, d'un cancer.

Perrache, Part-Dieu, le métro et les JO

Le style Pradel est marqué par une grande proximité avec les Lyonnais et un attachement à sa ville, qu'il modernise activement. Le maire s'obstinera à refuser tout mandat de député ou poste ministériel. Il lancera les travaux du métro, inauguré par son successeur Francisque Collomb peu après sa mort, mais aussi, de retour des Etats-Unis, la construction de l'échangeur autoroutier de Perrache. Celui qui fut résistant au sein du réseau Le Coq Enchainé, fera construire de nombreuses maisons de retraites, un centre de recherche contre le cancer et des entretiendra des programmes d'assainissement des vieux quartiers. Les Lyonnais lui doivent enfin le quartier de la Part-Dieu, construit sur une ancienne caserne de cavalerie et une candidature aux JO de 1968. C'est aussi sous sa mandature que sera créée la communauté urbaine de Lyon, ancêtre de la métropole, en 1969, après la catastrophe de Feyzin.

 

 

part dieu jo 1968

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2 commentaires
  1. marcj - 16 mars 2019

    "et des entretiendra des programmes d'assainissement" ???

  2. Galapiat - 16 mars 2019

    Pradel , homme remarquable mais son échangeur de Perrache ?!, une verrue à vite oublier bon il était pas le seul à vouloir les autoroutes en ville, Vienne, St Chamond, mais qui s'en sont sortis, reste Givors, sa célèbre A47 .J'attends le déclassement Pierre Bénite à Ecully avec impatience !!!

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