Cérémonie d’ouverture du Festival Lumière 2018, à la Halle Tony Garnier (©Flora Chaduc)

Festival Lumière 2018 : une soirée d’ouverture pleine d’annonces

De la présentation du projet de Cité du cinéma à l’annonce d’une suite au film de Claude Lelouch “Itinéraire d’un enfant gâté”, les organisateurs du festival Lumière nous ont fait vivre une soirée d’ouverture riche en rebondissements.

Pour la 10e édition du festival Lumière, le tapis rouge de la soirée d’ouverture a accueilli du beau monde, ce samedi 13 octobre, à la halle Tony-Garnier. Jean-Paul Belmondo, Claude Lelouch, Richard Anconina, Jean Dujardin, Vincent Lindon, Michèle Laroque, Liv Ullmann, Javier Bardem, Monica Bellucci, pour ne citer qu’eux. Thierry Frémaux, directeur de l’événement, et Bertrand Tavernier, son président, ont mis à l’honneur le cinéma français avec la projection d’Itinéraire d’un enfant gâté. Un hommage à Claude Lelouch, qui était déjà présent à la toute première édition du festival. “On a partagé beaucoup de luttes ensemble, raconte Bertrand Tavernier. Notamment pour préserver la place du cinéma français à la télévision.” Une vidéo rétrospective des œuvres de Lelouch a souligné la force de ses dialogues, de ses scènes d’action, des ambiances de ses films et l’humour dont il fait preuve. “Il vit pour le cinéma, pour le “cinoche” même”, a témoigné Bertrand Tavernier.

David Kimelfeld, Georges Képénékian et la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, étaient entourés de nombreuses stars du grand écran pour l’ouverture du festival Lumière 2018, à la halle Tony-Garnier © Flora Chaduc
David Kimelfeld, Georges Képénékian et la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, étaient entourés de nombreuses stars du grand écran pour l’ouverture du festival Lumière 2018, à la halle Tony-Garnier © Flora Chaduc

La Cité du cinéma… en maquette !

Les quelque 5 000 spectateurs ont même pu profiter du talent de Claude Lelouch. Pendant quelques minutes, il s’est saisi d’une caméra pour immortaliser la présentation de la maquette du projet de Cité du cinéma. Thierry Frémaux rêve depuis longtemps d’ériger une telle structure à l’emplacement des anciennes usines Lumière. L’architecte Renzo Piano a même commencé à en dessiner les plans. Présent dans les rangs des personnalités, il a dévoilé une maquette du projet. “À droite, il y a le château Lumière, à gauche, quelque chose qui est de l’ordre de l’utopie”, a commenté Thierry Frémaux. Si l’architecte a commis quelques impairs en conjuguant au présent un projet qui demeure pour l’instant à l’état de conditionnel, le directeur de l’institut Lumière a profité de la présence de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, pour marquer les esprits. Dans ce lieu, il y aurait “un musée, des salles de projection, des archives, de la pédagogie”, a-t-il énuméré. Une “petite ville Lumière” en quelque sorte.

Thierry Frémaux, directeur de l’institut Lumière, aux côtés de Bertrand Tavernier, président de cet institut, et du cinéaste Claude Lelouch © Flora Chaduc
Thierry Frémaux, directeur de l’institut Lumière, aux côtés de Bertrand Tavernier, président de cet institut, et du cinéaste Claude Lelouch © Flora Chaduc

“On ne meurt pas d’une overdose de rêves”

Le rêve, c’est ce qui guide Claude Lelouch. À 80 ans, le réalisateur qui a signé plus de 50 films (depuis 1957) affirme qu’il prend toujours plus de plaisir à diriger. “Je m’amuse de plus en plus, je suis dans une boulimie de cinéma”, a-t-il confié, ému par la standing ovation que lui a réservée le public lyonnais. Et de poursuivre par une phrase qui en inspirera plus d’un : “On ne meurt pas d’une overdose de rêves, alors j’en ai abusé.” Avant la projection d’Itinéraire d’un enfant gâté, l’un de ses plus grands succès, Claude Lelouch a conclu par une annonce qui a soulevé le public : “On va peut-être faire une suite l’année prochaine...” Un “peut-être” en forme de certitude…

à lire également
Monsieur Cinéma doit apporter une caméra à un réalisateur qui tourne à Lyon. Yan Le Pon se déguise en vieux lion pour nous raconter les nombreux tournages ayant pris pour décor les ruelles du quartier Renaissance. Au fil de cette flânerie entre Saint-Georges et Saint-Paul, réapparaissent le grand Lino et madame Signoret, mademoiselle Binoche, Olivier et son Gang, Lelouch et Luchini… et un Tavernier bien connu des cinéphiles lyonnais.
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux

Nos BD
Faire défiler vers le haut