Entracte au Toboggan : le Yi King de la danse

Loin du réel, c'est dans un monde bordé d'images poétiques et fantasmatiques que l'on pénètre souvent, là où le rêve côtoie le dramatique et l'absurde. Son travail corporel est pétri d'influences comme le cirque, le théâtre, le mime sans oublier la danse pure. Mais l'originalité de ses créations réside dans l'alchimie qu'il construit entre l'espace, la musique, la lumière, les décors et les corps. Avec Entracte, sa dernière pièce, il met l'accent sur sa passion à l'égard de la musique, contemporaine, traditionnelle ou jazz, en poursuivant sa collaboration avec le saxophoniste Akosh Szelevényi et en lui proposant d'explorer au plus loin la relation danse et musique, afin d'y trouver une imbrication vitale. Pendant de longs mois, chorégraphie et musique se sont élaborées ensemble, dans l'improvisation et de bout en bout de la création du spectacle. Ainsi, quatre danseurs seront sur scène aux côtés de quatre musiciens posés au cœur du dispositif scénique pour rendre compte de cette vie partagée. Habituellement, les territoires d'écritures du chorégraphe sont empreints d'artistes qu'il aime comme Michaux, Balthus, Arthaud ou Beckett. Ici, il se nourrit d'une des œuvres fondatrices de la civilisation et de la sagesse chinoises qui est à la fois mode de pensée, vision du monde et de la vie, le Yi King ou Livre des transformations, un ouvrage composite, collectif et élaboré au cours des siècles. Il y a cette idée que l'univers est en constante mutation et que, dans ce mouvement incessant, chaque être, chaque événement est relié aux autres, à la manière d'un nœud dans une trame.

Entracte, de Josef Nadj.
Au Toboggan de Décines, du 21 au 23 janvier. Tél. : 04 72 78 18 00.

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