30 ans procès Klaus Barbie
©Tim Douet

Commémorer pour ne pas oublier le procès hors norme du Boucher de Lyon

Afin que “les victimes ne meurent pas une seconde fois par l’oubli” et que les jeunes générations ne puissent pas ignorer “ce à quoi peut conduire le fanatisme”, plusieurs manifestations sont organisées cette année pour entretenir la mémoire du procès hors norme qui s’est tenu à Lyon en 1987 : celui de Klaus Barbie, chef de la Gestapo à Lyon de la fin 1942 à l’été 1944.

Dans le salon de la préfecture ce mercredi, les différentes manifestations organisées pour commémorer les 30 ans du procès de Klaus Barbie ont été présentées, en présence de nombreux élèves et professeurs des lycées Edouard-Herriot et Saint-Just.

"Ce qui nous rassemble est extrême dans l'horreur, mais aussi dans l'engagement des personnes, que ce soit au service de leur pays ou ensuite pour aller chercher la justice", a déclaré en introduction le préfet d'Auvergne-Rhône-Alpes, Henri-Michel Comet.

“C’est un procès qui a marqué son temps, mais aussi les temps à venir, car il a donné un visage à l'horreur nazi. Ce procès a aussi marqué son temps par les symboles qu'il a portés, avec les premières décisions prises par la justice de France en la matière", a poursuivi Henri-Michel Comet.

En effet, il y a trente ans et pour la première fois, le chef d'accusation de crime contre l'humanité était retenu par la justice française. Au bout de neuf semaines de procès et plus de six heures de délibération, Klaus Barbie était reconnu coupable de 17 crimes contre l'humanité et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour arrestation et déportation de centaines de juifs de France et de résistants.

Afin que les jeunes générations puissent retenir une leçon, à savoir que l’“on peut être un gamin tout à fait ordinaire, normal, et devenir un fanatique” à force d’endoctrinement, le procureur général honoraire de Lyon, Jean-Olivier Viout, publie un ouvrage qui sera mis à la disposition des collèges et des lycées du département, ainsi que des institutions et des lieux de mémoire : Klaus Barbie : un enfant du fanatisme. Pour Françoise Moulin-Civil, la rectrice de l'académie de Lyon et chancelière des universités, ce livret pédagogique "constituera un précieux outil pour mener une réflexion sur le fanatisme, sur le fonctionnement de la justice, mais également dans l'enseignement moral et civique".

Dès le mois d'avril et jusqu'au mois de novembre, des cérémonies commémoratives, des tables rondes en présence de grands témoins du procès et des conférences seront organisées pour entretenir le devoir de mémoire et transmettre aux jeunes générations les leçons à retenir d'un procès qui a marqué l'histoire.

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1 commentaire
  1. Robes Pierre - 22 mars 2017

    ne pas oublier non plus les salopards qui ont échappés à leur condamnation grâce à l'église de Rome , chez nous à des appuis au plus haut de l'état

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