Artefact Joris Mathieu
© Nicolas Boudier

“Artefact” de spectacle aux Ateliers du TNG

Avec sa prochaine création, c’est à une exploration théâtrale et futuriste que nous convie Joris Mathieu, le directeur du Théâtre Nouvelle Génération.

La précédente création de Joris Mathieu avec sa compagnie Haut et Court, Hikikomori – Le refuge, mettait en scène un adolescent qui perdait le contact avec la réalité, se cloîtrant dans un imaginaire nourri de ses dérives obsessionnelles et surtout virtuelles. Artefact, le nouveau spectacle de la compagnie, pousse encore un cran au-dessus le curseur de la déshumanisation. L’intrigue se noue autour de l’idée d’une intelligence artificielle qui entreprend de se lancer dans la création artistique après la disparition de l’homme qui l’a conçue, et même de tous les hommes.

L’humanité ayant disparu…

“Dans Artefact, nous formulons par anticipation l’hypothèse de la disparition pure et simple de l’humanité, comme la suite logique d’un projet de société mené depuis la nuit des temps, amplifié par l’industrialisation intensive au XXe siècle et confirmé aujourd’hui avec la révolution robotique et numérique”, explique le metteur en scène. L’idée étant que l’homme, en se rendant capable, par la robotique, de reproduire à l’infini des objets et même de fabriquer des créatures douées d’une intelligence semblable à la sienne, a créé les conditions de sa disparition. C’est la reprise, singulière, du vieux mythe de Frankenstein, qui était lui-même une version moderne de celui de Prométhée. L’homme dépassé par sa créature…

… promenons-nous chez les robots

La forme du spectacle sera elle aussi singulière. Artefact est une “installation-spectacle”. Un dispositif d’envergure au sein duquel le spectateur (à partir de 14 ans) sera invité à déambuler. Un processus immersif destiné à le confronter à un monde qui aurait pu être conçu par une intelligence artificielle, “une machine qui se rêve humaine”. Un monde fait d’imprimantes 3D, de bras robotiques, d’images numériques où l’humain brillera par son absence. Afin, dans l’esprit de Joris Mathieu, que chacun mesure les dangers du modernisme à tout crin.

Artefact – Du 4 au 13 avril
Du mardi au jeudi à 20h + samedi à 17h et 20h + dimanche à 15h et 18h
Aux Ateliers (la 2e adresse du TNG).
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