9 Evenings à l'IAC de Villeurbanne : rétro expérience

Une expérience artistique d'octobre 1966 qui a consacré une époque. L'occasion de s'immerger dans la scène new-yorkaise des sixties. Celle de Lucinda Childs, John Cage, Robert Rauschenberg. On s'y croirait.

"The Big Apple" devient cette ville arty underground connue de tous. Celle qui détourne les valeurs d'une Amérique puritaine. Celle qui ne dort jamais. Audrey Hepburn y déjeune sur la cinquième avenue, "chez Tiffany". Le pop-art, selon Andy, galvanise les foules de Soho. De Greenwich Village, la Beat Generation prévoit de changer le monde. Les Velvet s'allient à Nico pour l'album à la banane wharholienne. Et l'art moderne voit le jour, au 69th Regiment Armory de New York.

C'est dans ces lieux, en octobre 1966, que l'ingénieur Billy Klüver et les deux artistes Robert Rauschenberg et Robert Whitman, ont l'idée de réunir leur groupe d'amis créateurs, autour de nouveaux matériaux, pour de nouvelles expériences, sans savoir qu'ils vont être à l'origine de la naissance de l'art moderne.
Voyage dans le temps : New York, au temps des sixties
"L'expérience était unique, intense, jamais autant d'artistes, maîtres dans leur domaine, ne s'étaient réunis sur scène", commente Julie Martin, veuve de Billy. Les artistes plasticiens John Cage et Robert Rauschenberg, la cinéaste et interprète Yvonne Rainer, le pianiste David Tudor, Lucinda Childs et Deborah Hay pour la danse. Tous ont préparé sans relâche, cinq jours et cinq nuits, neuf représentations artistiques, imprégnées d'étrangeté moderne.
Un art expérimental d'avant-Lynch
Caméras infrarouges, oscilloscopes, téléviseurs, talkies-walkies, électrodes, récepteurs radio : cet arsenal de composants électroniques, choisi méticuleusement par les artistes, avait pour but d'exploiter sur scène les interférences, la spontanéité du mouvement, la performance du corps humain, à travers la danse, le théâtre, la musique, le sport.

Pour l'artiste Robert Whitman, "ces technologies échappent au contrôle de l'homme et permettent un résultat inattendu, c'est ce qui fait de Nine Evenings, une nouvelle expérience".

Filmés par le cinéaste Alfons Schilling, ces dix short-films sont l'occasion de renouer avec l'esprit d'avant-garde des années 60 et de contempler un travail inédit d'artistes qui ont marqué l'Histoire.
9 Evenings, jusqu'au 12 avril.
A l'Institut d'Art Contemporain, Villeurbanne. 04 78 03 47 00.

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