Pascal Blache / Etienne Blanc © Tim Douet
Les élus LR de Lyon et de la métropole ont choisi leur champion pour 2020 : Étienne Blanc. Le premier vice-président régional a accéléré l’annonce de sa candidature pour combler le vide à droite, amplifié par le retour de Gérard Collomb.
Comme nous l'annoncions en exclusivité en début d'après-midi, Étienne Blanc (LR) est bien candidat à la mairie de Lyon. Joint par Lyon Capitale, il confirme et développe les premières grandes lignes d'une campagne qui sera axée sur la qualité de vie, l'insécurité et les grands projets. Le premier vice-président de la Région espère être à la base d'un large rassemblement des LR au Modem, de la droite et du centre. Il annonce qu'il se consacrera à la ville de Lyon et donc ne candidatera pas à la métropole.
Chantier à Lyon © Tim Douet
Les compétences des élus locaux en matière d’urbanisme intéressent un lobby bien précis : le BTP. À mi-chemin entre clientélisme et lobbying, les réseaux lyonnais et leur porosité avec le monde politique disposent d’un vrai poids.
Michel Havard, Georges Fenech, Najat Vallaud-Belkacem et Philippe Meunier © Tim Douet (montage LC)
L’année 2017 a laissé sur le carreau de nombreux élus et ministres. Les obligeant parfois à reprendre le cours d’une carrière professionnelle laissée en jachère, voire jamais construite. Si le matelas du cumul des mandats a amorti des chutes, certains heurtent le mur du réel. Tour d’horizon des battus et des recasés.
Les bureaux de la Commission européenne, à Bruxelles © Emmanuel Dunand / AFP
Autour des institutions européennes, qui fixent la plupart des règles du jeu pour les entreprises des pays membres, la pression des lobbys est colossale. Ils ont un rôle bien défini dans le processus de décision. La transparence accrue n’empêche pas une forte porosité entre les élus et les entreprises.
Patrick Mignola qui avait bâti en 2015 un accord entre le Modem et Laurent Wauquiez a démissionné jeudi de son mandat de conseiller régional. Une démission qu'il justifie par leurs désaccords nationaux, mais qui n'est pour l'instant pas contagieuse. Les centristes font toujours partie de la majorité de Laurent Wauquiez.
Pour défendre ses intérêts économiques, l’industrie du tabac agit à de nombreux échelons : experts, députés ou encore Interpol. Le tout sur fond de conflits d’intérêts. Quant à la filière viticole, elle possède l’un des plus gros lobbys en France et exerce son influence au plus haut niveau de l’État afin d’assouplir la loi Évin.
Le député du Rhône Bruno Bonnell, à l'Assemblée nationale, le 27 juin 2017 © Tim Douet
Plus encadrés, les groupes de pression se sont réorganisés. Les cadeaux ou avantages en nature ont été remplacés par des méthodes plus pernicieuses, dont l’objectif est de créer une proximité, pariant sur le long terme.
Députés du Rhône à l'Assemblée nationale en 2017 © Tim Douet
Nicolas Hulot les a ciblés en démissionnant. Les lobbys tentent, à coups de millions d’euros, d’influer sur les lois. Ils ont su s’adapter aux avancées de la transparence dans les zones grises où ils s’épanouissaient. Les cadeaux ou avantages en nature ont cédé la place aux “éléments de langage”. L’efficacité n’en a que peu pâti. Surtout que les députés s’accommodent bien de leur présence. Les ennemis des lobbys dénoncent une “captation du débat démocratique”. Lyon Capitale s’est penché sur le rapport de nos députés à ces groupes de pression aux moyens colossaux.
François-Xavier Pénicaud est l'invité de l'Autre Direct
Gérard Collomb est peut-être allé un peu vite en besogne ce vendredi en annonçant qu'il ferait campagne avec le Modem en 2020. Si ce scénario est privilégié, l'accord est encore à construire rappelle François-Xavier Pénicaud, le président départemental du parti centriste.

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