Dominique Delorme lors de la présentation des Nuits de Fourvière 2016 © Tim Douet
“La complexité de notre modèle ne peut pas se résumer”, estime Dominique Delorme, architecte des Nuits de Fourvière depuis 2003. Il a fait de ce festival un objet unique, et jalousé, où les grands artistes financent des créations dans des secteurs délaissés par le grand public. Aux doutes de certains acteurs culturels sur la réalité d’un modèle qu’ils voient surtout carburer aux subventions, le directeur général des Nuits oppose une économie générale équilibrée, mais refuse de rendre publics les cachets versés aux artistes.
Rock en Seine 2017 © Zakaria Abdelkafi / AFP
Le programmateur de la halle Tony-Garnier, Thierry Teodori, qui tirera sa révérence dans les prochaines semaines, porte un regard critique sur l’évolution des festivals. Pour ceux gourmands en subventions publiques comme les Nuits de Fourvière, il évoque une concurrence déloyale et parle d’argent public dévoyé.
Nuits de Fourvière 2012 © Julien Rambaud
Dans une économie de la culture en pleine mutation, voire en crise, le débat sur l’utilisation de l’argent public pour financer des spectacles populaires ressurgit. Les Nuits de Fourvière, fils prodigue pour les uns, enfant gâté de la culture lyonnaise pour les autres, en sont l’illustration. Comme d’un critère de plus en plus prégnant : la garantie de rayonnement.
Michel Mercier avec son successeur au conseil départemental, Christophe Guilloteau, lors d’un meeting en 2015 © Tim Douet
Michel Mercier aime les fusions. Celle du département et de la métropole lui a permis d’éviter de laisser le conseil général du Rhône en situation de banqueroute. Celle de Thizy avec cinq communes voisines a permis à son territoire électif de voir ses recettes bondir. Mais, passé l’effet d’aubaine, comme le pointe la chambre régionale des comptes, l’horizon s’obscurcit. Il dessine une forme de pyramide de Ponzi institutionnelle.
ordures
Après des années de procédure, les décisions judiciaires s’accumulent désormais contre les taux d’impôt fixés par la métropole. La fuite en avant de l’ancien maire de Lyon et de la collectivité pourrait coûter au moins 260 millions d’euros à l’État.
Gérard Collomb à la sortie du conseil des ministres, le 12 juin 2018 © Ludovic Marin / AFP
Des loges du Grand Orient aux humanitaires en passant par les élus de gauche, le style Collomb au ministère de l’Intérieur déboussole. Sa réthorique polémique et sa ligne politique le décentrent sur la droite. Gérard Collomb, qui s’en inquiétait il y a quelques mois, trouve aujourd’hui un intérêt électoral à ses transgressions.
David Kimelfeld et Gérard Collomb, au conseil métropolitain, en 2017 © Tim Douet
Il n’avait pas vraiment besoin de le rappeler, mais Gérard Collomb a fait savoir en juin qu’il était sur le retour et qu’il restait le patron à Lyon. Pour les élections municipale et métropolitaine de 2020, il pilotera tout. Grand seigneur, il offre un strapontin à David Kimelfeld, qui l’a remplacé à la métropole. Au préalable, il a cependant pris bien soin de lui savonner la planche.
Jean-Marie Girier (au premier plan) arrivant à l’Elysée avec Arnaud Leroy, Sibeth Ndiaye, Benjamin Griveaux, Richard Ferrand et Julien Denormandie, le 14 mai 2017 © Stéphane de Sakutin / AFP
Ce n’est finalement pas sur les ristournes d’Olivier Ginon à En Marche que la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron se judiciarise, mais sur une affaire lyonnaise. L’opposition LR suspecte les collectivités présidées par Gérard Collomb d’avoir apporté un soutien illégal au futur président de la République pendant la campagne électorale. La justice veut désormais savoir si ces activités, exercées dans ce qui est habituellement un angle mort de la Commission des comptes de campagne et des magistrats, sont répréhensibles.
Dans le cadre de notre dossier sur l’argent dans la culture à Lyon, nous publions ici le tableau de répartition des subventions entre les grandes institutions de la métropole, opéra, théâtres, biennales et festivals.
Emmanuel Macron à l’hôtel de ville de Lyon avec Gérard Collomb, le 2 juin 2016 © Tim Douet
La campagne présidentielle victorieuse d’Emmanuel Macron suscite toujours bien des interrogations. À Lyon, ville pionnière du macronisme, l’engagement total de Gérard Collomb et de ses proches interpelle l’opposition LR, qui se demande si des moyens publics n’ont pas été détournés à des fins partisanes. Les derniers mois d’Emmanuel Macron à Bercy interpellent aussi. Avant de […]

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