Marion Maréchal Le Pen – © Tim Douet

Wauquiez pourrait être invité dans l’école de Marion Maréchal

Marion Maréchal Pen était invitée sur le plateau de TLM pour sa première interview télévisée depuis son retrait de la vie politique. La petite-fille de Jean-Marie Le Pen a notamment éclairci quelques points quant à son école de sciences politiques qui ouvrira ses portes à la rentrée prochaine.

"Je ne souhaite pas discriminer le mâle blanc de plus de 50 ans. J’ai toujours été opposée aux lois sur la parité. Je pense que nous ne sommes pas des petits animaux fragiles à protéger. Les femmes peuvent avancer et réussir sur leur simple talent et charisme. […] Cette espèce de dictature féministe qui voudrait qu’on raisonne par quota, je trouve cette vision insupportable." Les choses sont clairement énoncées. Marion Maréchal Le Pen répond du tac au tac à Loïc Besson, journaliste de TLM, lorsqu’il évoque avec elle l’absence de femmes dans le conseil scientifique de son école. Invitée sur le plateau de la chaîne lyonnaise ce jeudi, elle poursuit : "Je fonctionne avec les opportunités", parallèle, elle aime à souligner que son école, l’ISSEP qui accueillera ses premiers étudiants à Confluence en septembre prochain, n’a pas vocation à être "politisée." "Aucun des membres du conseil scientifique n’est issu du Front National. Il n’y a pas d’amalgame à faire", soutient Marion Maréchal.

Marion Maréchal dans le fief des identitaires, une coïncidence ?

Des questions se posent malgré tout. L’école de l’ancienne élue FN du Vaucluse est installée à Lyon, où la présence des groupuscules d’extrême droite s’est largement fait remarquer ces derniers temps. Le choix de la ville n’a pourtant rien à voir avec eux, assure Marion Maréchal, qui conteste aussi que le faible score du Front National à Lyon ait un lien avec sa volonté de s’y implanter. "Lyon est un pôle universitaire, économique très intéressant avec un réseau d’entreprises assez variées. C’est à la confluence de l’Italie et de la Suisse, ce qui peut permettre des échanges. Lyon nous permettait aussi de sortir du prisme pariso-parisien qui est aujourd’hui celui de beaucoup de grandes écoles." Quant à la présence de Laurent Wauquiez, si Marion Maréchal réfute d’abord s’être organisée en fonction de lui, elle assure n’avoir "aucun problème" avec le fait qu’il puisse dispenser des cours, comme il l’a fait à l’EM Lyon. "Ce n’est pas un projet, mais on ne s’interdira pas l’intervention de politiques, quels qu’ils soient." Si Marion Maréchal assure qu’elle ne veut pas "politiser le projet de l’ISSEP", il est malgré tout possible de suivre des cours pour « remporter une campagne électorale ».

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