Rayon alcool d’un supermarché © DR

Vente d'alcool interdite à Lyon ? Oui... mais en fait, non.

Pour assurer la sécurité de la finale de la Ligue Europa opposant l'Olympique de Marseille à l'Atlético Madrid ce soir à Lyon, la préfecture avait annoncé l'interdiction de la vente d'alcool à emporter dans toute la ville. N'écoutant que sa soif... de vérité, Lyon Capitale a fait le tour des supermarchés du centre-ville pour tenter d'acheter des canettes.

Sans Stetson ni pistolet-mitrailleur Thompson et avec seulement quelques euros en poche, Lyon Capitale a tenté de braver la prohibition dans le centre-ville de Lyon. La préfecture a interdit la vente d'alcool à emporter ce mercredi à Lyon pour éviter les débordements en marge de la finale de la Ligue Europa opposant l'Olympique de Marseille à l'Atlético Madrid.

Après avoir flâné dans les rayons boissons de plusieurs supermarchés du 1er arrondissement, Lyon Capitale s'est résigné à constater que la réalité était loin d'être aussi trépidante qu'un film de Martin Scorsese. Sur quatre enseignes éclusées, seule une a expliqué à notre journaliste qu'il lui semblait un peu compliqué de lui vendre de l'alcool un jour de match. Partout ailleurs, c'est "open bar".

Une interdiction qui concerne seulement les supporters

Contactée, la préfecture a tenu à préciser que l'interdiction ne concernait en réalité que les supporters et groupes de supporters bien identifiables avec écharpes et maillot de leur équipe fétiche. "Si vous avez un déjeuner avec des amis aujourd'hui vous pouvez tout à fait acheter une bouteille de vin, il n'y a pas de problèmes." Les supporters madrilènes ou marseillais dissimulés en monsieur tout le monde et qui maîtrisent un tant soit peu leur accent pourront donc acheter quelques bières aussi facilement que l'a fait la rédaction.

D'autant que les commerçants rencontrés ne semblaient pas être au courant de quoi que ce soit. "Nous n'avons reçu aucune consigne," s'étonne une caissière à qui l'on apprend d'ailleurs qu'il y a un match ce soir. "Je n'ai reçu aucun arrêté préfectoral ou quoi que ce soit", abonde un autre commerçant.

"Si je ne vends pas d'alcool, autant fermer boutique."

Un gérant nous a même confié que son chiffre d'affaires étant composé à 60 % de spiritueux il n'appliquerait pas un quelconque arrêté préfectoral ou municipal. "Si je ne vends pas d'alcool un jour de match, autant que je ferme la boutique !"

"Il faut le temps que ça percole, mais il faut bien qu'ils comprennent que s'il y a un problème c'est aussi de leur responsabilité", prévient-on du côté de la préfecture qui assure avoir bien prévenu tout le monde. Il faut surtout bien comprendre comment faire la différence entre un supporter et "Mme Tartempion". Mieux vaut profiter d'être encore sobre pour tenter de résoudre l'énigme.

Lire aussi : Les bars du centre-ville se préparent pour OM/Atlético

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