Une marche pour la régularisation de Guilherme Auka Azanga

La mobilisation continue autour du père sans-papiers que la préfecture avait renoncé à expulser le 8 avril dernier. Mardi, une nouvelle manifestation sera organisée pour demander sa régularisation.

Le mardi à 18h30, c’est le rendez-vous “Guilherme Auka Azanga”. Depuis que la préfecture a renoncé à l’expulser, après quatre tentatives, son comité de soutien organise tous les mardi des actions pour demander sa régularisation. Ce mardi 25 mai est présenté comme un grand jour. A partir de 18h30, une marche s’élancera de l’école Gilbert Dru (Lyon 7e) pour rallier la préfecture. Là, les milliers de lettres demandant la régularisation de ce père angolais sans-papiers seront remises au préfet du Rhône. Son comité de soutien annonce, au 19 mai, 3 600 lettres collectées. Ne manquant jamais d’imagination et d’activité, les parents d’élèves de l’école Gilbert Dru (où sont scolarisés les enfants de Guilherme) et les autres soutiens ont prévu d’apporter ces lettres sous forme de “guirlandes de plusieurs centaines de mètres”. Deux batucadas accompagneront le cortège et un concert sera organisé devant les grilles de la préfecture.

Le droit à la vie familiale

Sur le fond, les arguments des lettres au préfet ont trait au respect de la vie familiale et des droits de l’enfant : “Les deux enfants de Guilherme Hauka-Azanga sont nés en France, où ils vivent légalement ainsi que leur mère : pourquoi arracher leur père à ces deux enfants ? Pourquoi leur faire subir un tel traumatisme ?” Dans un communiqué daté du 31 mars 2010, la préfecture du Rhône avait réaffirmé que le “centre familial de Monsieur Hauka-Azanga est en Angola où résident sa femme et ses cinq enfants”. Or son comité de soutien et ses avocats affirment que sa femme angolaise a été tuée et que ses deux plus jeunes enfants ont disparu. Les trois aînés vivraient au Congo, au sein d'une famille d'accueil.

Le coût d’un “acharnement”

Avions spécialement affrétés, escortes policières, hélicoptères... l’Etat français a mis les grands moyens pour tenter d’expulser par quatre fois Guilherme Hauka Azanga (lire ici). L’Humanité a chiffré à 166 685 euros le coût total des opérations (lire sur le site). La préfecture du Rhône a renoncé à expulser le père de famille angolais, constatant ”l’impossibilité matérielle de faire procéder à la reconduite à la frontière ”. Mais Guilherme Auka Azanga reste toujours sous le coup d’une obligation de quitter le territoire (OQTF). Il reste potentiellement expulsable à tout moment. Le 9 juin, la cour administrative d'appel doit examiner sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale".

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