Salon de l'auto annulé : Berra et Fenech attaquent Collomb

L'annulation du salon de l'auto à Lyon fait réagir Nora Berra et Georges Fenech candidats à la primaire UMP. Mais ils attaquent Collomb plutôt que GL Events, l'organisateur. Une vision que ne partagent pas Emmanuel Hamelin et Michel Havard.

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"Une fois de plus sous le règne de Gérard Collomb, la ville de Lyon manque une occasion de briller.” C'est le constat qu'établit Nora Berra, candidate à la primaire UMP de Lyon en vue des municipales, après l'annulation du salon de l'auto 2013. Georges Fenech, autre candidat, a lui aussi taclé "une liste d'échecs et de rendez-vous manqués pour le rayonnement de Lyon" qui appelle une alternance à la tête de la mairie. Une belle récupération politique en pleine période de campagne de primaire de l'UMP pour les prochaines municipales.

Havard et Hamelin n'accablent pas Collomb

En revanche le discours est différent pour Emmanuel Hamelin et Michel Havard. Pour ces deux autres candidats aux primaires, Gérard Collomb n'est pas responsable de cette annulation. "Je lui reproche beaucoup de choses, mais pas ça !", nous confie Michel Havard.

Emmanuel Hamelin estime qu'il s'agit d"un problème de conjoncture." "Il ne faut pas dénoncer n'importe quoi, n'importe comment.", ajoute-t-il.

Un salon privé

Georges Fenech, député UMP, compare ainsi cette annulation avec la "perte de la Cité de la gastronomie et de la Capitale européenne de la culture", provoquant le "déclin de Lyon".

Le salon de l'auto n'est pas géré par la Ville de Lyon, mais bien par GL Events, un groupe privé. Celui-ci reste ainsi le seul décideur concernant l'annulation programmée. Contrairement à une nomination culturelle, qui est, en partie, le fruit d'arbitrages politiques, ici c'est un arbitrage économique entre les constructeurs et GL Events. D'ailleurs, la ville ne s'émeut pas de ces attaques : "Si on réagissait à chaque fois que l'UMP lève le doigt, on ne ferait que ça", tempère-t-elle.

La toute-puissance de GL Events

Cet arbitrage économique entre les deux parties serait le fruit des prix prohibitifs pratiqués par GL Events, qui gère quasiment l'ensemble des salons sur Lyon. Une source travaillant au sein d'un grand constructeur français explique qu'il ne peut pas "se permettre de dépenser 200 000 euros dans un stand pour vendre 120 voitures". Un témoignage anonyme, car les constructeurs automobiles ne veulent pas que le salon s'arrête. Ils souhaitent juste l'apparition de tarifs plus légers, afin que le ratio prix de l'emplacement/ventes soit plus avantageux, en vue de l'édition 2015.

Article màj à 16h

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