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Rhône-Alpes : les inégalités se creusent

D'après une étude de l'Insee sur le niveau de vie en Rhône-Alpes rendue publique jeudi, les revenus ont stagné entre 2008 et 2010. Les deux départements de Savoie tirent leur épingle du jeu, tandis que la Drôme et l'Ardèche font face à une pauvreté plus importante.

Nantis, les Rhônalpins ? Notre région est une des mieux loties de France et se classe 3e en termes de niveau de vie, avec un revenu médian annuel de 19 900 euros, derrière l'Ile-de-France (21 700 €) et l'Alsace (20 200 €). Si celui-ci n'a pas beaucoup évolué entre 2008 et 2010 (+ 0,3 %), il a néanmoins augmenté, contrairement au reste de la France (- 0,2 %). Le taux de pauvreté s'établit à 12,3 %, mais il est tout de même inférieur de deux points à la France métropolitaine, grâce à une meilleure situation de l'emploi.

L'Est rhônalpin plus aisé que l'Ouest

La situation n'est cependant pas uniforme sur l'ensemble de la région. En effet, les départements de l'Est s'en tirent globalement mieux que ceux de l'Ouest. La Haute-Savoie, en particulier, connaît une augmentation de 2,4 % du revenu médian entre 2008 et 2010, tandis que la Loire se distingue, à l'opposé, par une baisse de 0,8 %. De même, le taux de pauvreté n'est que de 10 % dans les deux départements savoyards alors qu'il atteint 15 % dans la Drôme et en Ardèche. Le Rhône se distingue néanmoins par un taux de 13 %.

La pauvreté, un fait urbain ?

Les pôles urbains sont particulièrement touchés par la pauvreté, avec un taux atteignant 13 % en Rhône-Alpes. Cependant, les communes rurales isolées sont plus fortement impactées (16 %). Ce sont les espaces périurbains qui s'en sortent le mieux, avec un taux de 9 % seulement.

Des riches plus riches, des pauvres plus pauvres

Les inégalités se creusent. L'Insee s'est attaché aux disparités de revenus entre les 10 % les moins “aisés” et les 10 % les plus riches. Les premiers connaissent une baisse de leur niveau de vie de 2,2 %, tandis que les seconds ont vu leurs revenus augmenter de 1,8 %. Cette hausse s'explique par la progression à la fois du revenu salarial et du revenu du patrimoine, alors que la baisse du revenu des moins “aisés” se traduit par des bas salaires très peu augmentés et un accroissement du taux de chômage, notamment de longue durée. Ces inégalités sont particulièrement présentes en Haute-Savoie et dans l'Ain. Elles seraient pires encore sans la redistribution opérée par les prélèvements fiscaux et sociaux. En effet, les plus pauvres touchent 36 % des prestations sociales, tandis que les plus aisés sont affectés à hauteur de 18 % pour l'impôt.

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