PSG : le Paris Qatar contre l'Olympique lyonnais

Voyage d’un néophyte dans le monde du foot avant le match Barcelone contre le PSG - Aujourd’hui, il est impossible de ne pas voyager sur la planète du football. Tous les média vous y emmènent. Les spécialisés en premier lieu et ensuite tous les autres qui pensent être obligés de se mettre dans le sillage de ce bon sujet pour gonfler leur audience… ou ne pas la perdre. En tant que spectateur obligé, pas totalement désintéressé, je dois avouer que j’avais été très surpris par l’achat du club parisien, le Saint-Germain.

Surpris de voir que la Capitale qui concentre tous les pouvoirs, du politique au financier, qui sait tout, qui voit tout, qui a tout compris, n’ait pas trouvé dans ses réserves, dans son capital humain, un homme, une structure, capable d’utiliser ses atouts exclusifs pour lui assurer un rang digne de sa position et de son image. Par comparaison, les autres clubs français ont su trouver ce genre de battant à l’intérieur de leur périmètre régional. Bien souvent, ce sont des entrepreneurs privés qui s’engagent dans ces responsabilités de dirigeant qui pèsent sur leurs affaires et leur vie. Un cas exemplaire qui va dans le sens de ces profils est celui du président de l’Olympique Lyonnais. Jean Michel Aulas est un chef d’entreprise qui a aussi bien réussi ses introductions en bourse que l’accession de son club au plus haut niveau avec sept titres successifs de Champions de France et qui fait la démonstration qu’avec du talent et du bon sens, on peut être un concurrent honorable, même pour des clubs avec joueurs et dirigeants milliardaires.

Abandon

Abandonner à un autre pays, quel qu’il soit, la réalisation de cette mission de représentation nationale qui incombe à Paris, baisser les bras à ce point, apparait comme un aveu d’impuissance un peu révoltant à plusieurs points de vue. Ce qui est choquant, c’est que Paris ait capitulé en livrant 100 % de son club.

De son côté, le Qatar, (3 % de notre population et 1er PIB du monde) profite vraiment de cette acquisition en terme d’image de marque et apparait comme le propriétaire dynamique. Paris lui appartient. Il en recueille les effets positifs et c’est normal. Il sait placer avec intelligence ses importants capitaux.. Pour justifier ce changement de propriétaire on peut toujours se réfugier derrière les arguments de la mondialisation, de la nécessité de gagner un titre européen, donc de la fin qui justifie les moyens, ou encore,derrière les autres grandes villes qui auraient fait la même chose, bien que cela ne soit pas vrai pour tout le monde. Barcelone à titre d’exemple est la propriété à 100 % de ses supporters : les socios. Dans une configuration approchante, on peut citer l’Athlético de Madrid, le Réal, Bilbao, le Bayern… Et que dire de la rencontre récente du PSG contre le Barça ?

Barcelone VS PSG : Qatar contre Qatar

En lettres énormes sur le maillot des joueurs du Barça était affiché le nom de leur sponsor numéro 1 : Qatar. Donc Qatar contre Qatar ! A ce niveau, le néophyte que je suis, comprend qu’il s’agit plutôt d’un combat familial. Le proprio qui joue contre celui qui a son meilleur soutien publicitaire ! A sa place on serait heureux pour beaucoup moins. Barcelone, avec ses socios, a le mérite de posséder et de diriger son club. Le plus étonnant est le manque de pudeur que l’on peut constater de la part de ceux qui ont de la difficulté ou intérêt à intégrer ce fait de dépendance, donc une tendance à le normaliser. Avec son énorme budget apporté par le Qatar, (cinq à six fois supérieurs à ceux de l’OL et de l’OM) Paris devrait jouer dans une catégorie à part ou écraser totalement les compétitions. Or ses victoires pas si évidentes que ça, sont saluées comme si le club était un enfant de Paris, comme dues à ses propres capacités et ressources. Un tel enthousiasme éclipse les performances de ces hommes de valeur que sont les autres présidents. Jean Michel- Aulas, quant à lui, apporte la preuve de ce qu’il est possible de faire avec des moyens largement inférieurs et principalement avec des jeunes issus de son centre de formation ou avec son équipe féminine qui rafle les titres ! Il n’a pas de pétrole, mais il a l’énergie. Par-dessus le marché, il construit un stade à ses frais ! Le Qatar, 1er exportateur mondial de gaz, fait-t-il de même à Paris ? Laissera-t-il un héritage semblable lorsqu’il partira ?

N.B. : "Paris Qatar", c’est une plaisanterie. Je me suis amusé à supprimer le Saint qui n’a plus rien à voir avec Germain. C’est le Qatar qui sauve Paris. Donc il mériterait son association avec Paris dans l’enseigne qui deviendrait Paris-Qatar.

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2 commentaires
  1. grandlyonnaise - 21 avril 2015

    N'y aurait il pas une petite erreur quelque part ?'Jean Michel Aulas est un chef d’entreprise qui a aussi bien réussi ses introductions en bourse'pour mémoire : introduction en 2007 à 24 € - valeur à la cloture de ce soir : 6,63 € et facile de construire un stade quand la totalité des charges spécifiques à l'activité, c'est à dire les accès et les parkings, sont supportées par les contribuablesCe serait bien que MARSEILLE ou le PSG se mobilisent pour engager une action juridique devant la cour européenne pour ces privilèges accordés à un club sous l'aspect concurrence déloyale ....qu'on se le dise ... et poursuive utilement cette idée tout à fait fondée

  2. grandlyonnaise - 21 avril 2015

    voici ce que BAYROU a déclaré ce jour et il a bougrement raison surtout dans le contexte du foot :il faut 'clarifier, simplifier, raccourcir les circuits de décision' car 'moins l'État sera présent avec son carnet de chèques sans provision, prodiguant des crédits et des allocations pris sur fonds publics, c'est-à-dire sur le contribuable, et mieux on se portera.'

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