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©PASCAL PAVANI / AFP

Presque plus de journaux distribués à Lyon : le cri d'alarme des marchands de presse

Depuis le 12 mai, les marchands de journaux à Lyon ne peuvent vendre à leurs clients nombre des journaux habituels, notamment les "nationaux". Ils ne les reçoivent pas. La Société d'agences et de diffusion régionale vient d'être liquidée sans poursuite d'activité.

"C'est dramatique. Il faut nous aider", nous lance un marchand de journaux du nord-lyonnais. Depuis le 12 mai, comme nombre de ses collègues, Fabrice ne reçoit aucun journal "natio". Ni Le Monde, ni Le Figaro, ni L'Equipe, ni Aujourd'hui en France. Rien. De nombreux magazines manquent aussi à l'appel. Pas de programme télé, par exemple.

Evidemment, pour le chiffre d'affaires du commerce, déjà vivement impacté par la crise du coronavirus, c'est terrible.

500 salariés pourraient être licenciés

Le 15 mai, le tribunal de commerce de Paris a placé la messagerie Presstalis (le principal distributeur de presse en France) en redressement avec une période d'observation de deux mois et a ordonné les liquidations des agences régionales "SAD", de Soprocom et des filiales.  Presstalis s'était déclaré en cessation de paiement le 20 avril à cause de pertes financières importantes.

Ses filiales desservaient 10 000 points presse en province. Notamment à Lyon et Marseille. Ce sont ces sociétés de diffusion qui sont chargées de distribuer les journaux dans les points de vente. Avec les liquidations des SAD, énormément de titres ne sont plus distribués.

Les marchands de journaux appellent à l'aide

500 salariés pourraient être licenciés en France. Dont 110 à Vénissieux, près de Lyon.

"Personnellement, j'ai un peu de trésorerie, j'ai l'activité tabac, donc je peux tenir un peu, mais pour nombre de mes collègues, c'est déjà très compliqué...", poursuit Fabrice. "La presse est déjà en crise, mais là beaucoup de marchands de journaux pourraient ne pas s'en relever".

1 commentaire
  1. Abolition_de_la_monnaie - jeu 28 Mai 20 à 12 h 11

    "Avec le sang du monde, on fait du boudin d'informations".

    Groland.

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