PHILIP, L'HOMME QUI AURAIT PU

Dauphin naturel de Raymond Barre, il aurait pu être maire de Lyon en 2001. Cette année, il aurait pu rester député et être élu président de Lyon 3... Tout cela, naturellement, si l'homme avait eu "des couilles", comme on dit. En réalité, il a fait du coitus interruptus électoral sa spécialité.

Lyon Capitale n'a jamais été fasciné par son talent, mais, la semaine dernière, nous nous sommes fendus d'un article pour dire tout le bien que l'on pensait de sa candidature à Lyon 3. Il nous semblait en effet qu'il était l'homme de la situation pour rompre avec le passé de cette Université et lui permettre un nouveau départ. Bien fait pour nous ! Nous n'avions qu'à réviser nos manuels d'histoire de Christian Philip. L'homme aime jouer les fiers à bras, mais à la fin il se dégonfle toujours... En 2001, il s'était finalement désisté au profit de Jean-Michel Dubernard (RPR), puis de Michel Mercier (UDF), et enfin de Charles Millon. Aux législatives de 2007, il avait promis juré qu'il irait jusqu'au bout contre Perben... avant finalement de planter ses soutiens en échange d'une vague mission sur la francophonie. A Lyon 3, il a tenu jusqu'à la dernière semaine... avant de tout plaquer pour la présidence d'un "machin" sur les transports. On a les destinées que l'on mérite.

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