PAROLES DE PROSTITUEES

Il gagne environ 500 euros par mois en plus de son RMI. Ses tarifs sont plutôt élevés : 150 euros. Une clientèle entre 40 et 50 ans qu'il recrute sur internet." Beaucoup d'hommes mariés qui n'osent pas s'avouer leur homosexualité ". Il se considère comme un " travailleur du sexe ". Quand il a commencé, ils étaient quinze sur le site, maintenant trente-cinq. Ses règles : rester maître du jeu, faire payer d'avance, annoncer ce qu'on fait ou non, pour éviter les mauvaises surprises.

Robine*, Escort girl de 20 ans, via internet
Elle a commencé à se prostituer il y a un an, exclusivement sur Internet. A l'époque elle "couchait" pour avoir un endroit où dormir "alors pourquoi pas tarifer ?" Une heure : 200 euros. Ses revenus mensuels tournent autour de 6 000 euros. Elle claque tout au jour le jour. Féministe, elle qualifie le mariage de "service sexuel gratuit". Elle connaît beaucoup d'étudiant(e)s qui ont recours à la prostitution. Sa famille est parfaitement au courant de son activité.

Jessica*, 47 ans, travaille à la campagne sur une route nationale, à proximité de Brignais
"J'en avais marre de mon travail dans un asile de fous. Après deux années sabbatiques, une amie, comme moi d'origine camerounaise, m'a initié au tapin. Je fais ça depuis 1 an et demi, de 9h à 17h30, cinq jours dans la semaine. J'ai préféré travailler à la campagne, à côté de mon domicile, plutôt qu'à Perrache. C'est l'idéal pour élever mes neuf enfants. Les meilleurs mois, je me fais jusqu'à 8 000 euros. Je suis une dure à cuire : celui qui voudrait me mettre le grappin dessus n'est pas né !"

Simone*, 45 ans, continue de travailler à pied dans les rues de Perrache
"J'ai écris au préfet pour lui dire que nous ne sommes pas maquées ! Il ne nous a jamais répondu...Il ne nous connaît pas ". Elle est d'origine camerounaise. Au chômage. "Quand on entend ma voix (, ndlr), on me refuse le travail". Divorcée, pour élever ses trois enfants, elle se prostitue. "Mais, après tout, on ne fait rien de mal et on rend service à la société. Ici on ne gênait personne dans nos camionnettes. Maintenant on est obligé de faire des passes n'importe où, en plein air ou dans les entrées d'immeuble".

* Prénoms d'emprunt

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