Michel Neyret
Michel Neyret © JP.Ksiazek/AFP

Neyret rentre au bercail

L'ex-super flic est rentré chez lui en fin de semaine dernière. Le juge parisien qui instruit l'affaire de corruption le concernant a allégé son contrôle judiciaire. Pour son avocat Me Sauveyre, c'est la fin d'une "paranoïa judiciaire" qui aura duré plus d'un an. Précisions.

Un an après avoir été arrêté chez lui, à Estrablin (38), dans la campagne viennoise, le jour de la Saint-Michel par la police des polices, Michel Neyret a donc pu rentrer chez lui, il y a cinq jours. A la demande de ses avocats, Me Sauvayre et Versini, l'ex-patron de la police judiciaire lyonnaise et grenobloise a vu son contrôle judiciaire allégé. Il a désormais le droit d'aller et venir à son gré, "sauf à Lyon et dans la région grenobloise où il n'a pas le droit de se rendre" précise son avocat, Me Yves Sauvayre. Il a le droit également désormais de "rencontrer sa femme", ce qui lui était strictement interdit jusqu'ici. Rappelons que Mme Neyret est mise en examen également dans l'affaire qui touche à l'ancien commissaire.

Depuis le 29 septembre 2011, Michel Neyret a passé huit mois derrière les barreaux de la prison de la santé à Paris, au quartier VIP. Et depuis le 23 mai, il faisait l'objet d'un contrôle judiciaire très strict, assigné à résidence dans le périmètre de Toul (Meurthe-et-Moselle), obligé de pointer tous les jours à la gendarmerie. A Vienne, le commissaire ne pointera désormais qu'une fois par semaine.

L'un de ses avocats, Me Yves Sauvayre se félicite que le juge Gachon qui instruit l'affaire mette fin à la "paranoïa judiciaire" autour de son client. Il rappelle que Gilbert Bénichou, mis en examen également dans cette affaire, bénéficie lui d'un contrôle judiciaire beaucoup plus léger depuis le début. Michel Neyret bénéficiait donc d'un traitement spécial jusqu'ici. "On voit mal comment Michel Neyret aurait pu commettre de nouvelles infractions dans l'attente de son procès", estime Me Sauvayre.

Michel Neyret attendra ainsi son procès désormais, à Estrablin. D'ici là, la Cour de cassation examinera à 14h ce jeudi, le pourvoi déposé par ses avocats qui contestent la régularité des écoutes mettant en cause leur client. Celles-ci n'auraient pas été commandées par un juge et seraient donc illégales selon la défense de l'ex-commissaire. Un arrêt rendu en ce sens invaliderait en partie l'enquête de police qui a conduit à la mise en examen de Michel Neyret. la Cour se prononcera cet après-midi.

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