Manifestation lycéenne : Bellecour assiégée jeudi (vidéo)

6ème journée de manifestation lycéenne au centre-ville de Lyon jeudi 21 octobre. La place Bellecour ressemblait à un champ de bataille entre 10h et 20h30 : canons à eau, GIPN et 560 CRS étaient sur place ainsi que 600 à 800 lycéens et étudiants. Deux véhicules ont été retournés. Dans l'après-midi, les forces de l'ordre ont fixé trois cents jeunes sur la place Bellecour et procédé en tout, à 621 contrôles d'identité sur la journée. Les jeunes sont restés bloqués 7 heures place Bellecour. 92 personnes, sans carte d'identité, ont été expédiées à l'Hôtel de Police.

Article actualisé vendredi 22 octobre avec les chiffres de la Préfecture.

20h10 : Une centaine de "sans papiers" au poste

Le calme revient, avec l'évacuation de Bellecour. Les forces de l'ordre ont bloqué la place toute l'après-midi. Dans un sens seulement : il était possible d'y rentrer, pas d'en sortir. Certains se sont retrouvés piégés. "Je suis coincé depuis 13h30. je leur dis que je ne manifeste pas, que je travaille mais ils ne m'ont pas cru", nous confie l'un d'eux. Beaucoup semblaient épuisés au terme de cette longue journée, sans boire ni manger. Salim veut continuer à se battre, moins pour les retraites que pour son travail. "Avec cette réforme, ce sera encore plus dur de bosser". La police a procédé aux contrôles d'identité. Ceux qui avaient leur carte d'identité ont pu partir. Les autres ont été rangés de côté. Vers 19h30, ils ont été acheminés par bus au commissariat de police.

"Nous allons emmener une centaine de jeunes à l'Hôtel de Police", nous a confié Jean-Marc Rebouillat, directeur de la Sûreté départementale. Les mineurs devront attendre que leurs parents viennent les chercher, les autres devront justifier leur identité. La plupart seront libres dans la soirée. (plus de détails sur cette opération inédite de police)

18h10 : La "contre-attaque" policière

Les forces de police sont décidées à reprendre l'initiative. Elles ont identifié un groupe de casseurs qui ont, selon la préfecture, participé à des dégradations ce matin rue Saint-Hélène et rue de la Charité : quinze voitures ont été dégradées, un véhicule retourné et trois ou quatre vitrines de magasins étoilées suite à des jets de projectiles. Les CRS les ont dirigés vers place Bellecour où ils ont depuis été fixés. Ce groupe, complètement coupé des autres manifestants, est à présent scindé en deux, l'un rue de la Barre, l'autre à l'entrée de St-Jean. Ces deux groupes sont cernés par les CRS et gendarmes mobiles qui veulent procéder à des contrôles d'identité de chacun des participants. Le préfet a annoncé, lors d'une conférence de presse, l'utilisation de photos prises par les caméras de vidéosurveillance et par l'hélicoptère, ainsi que des prélèvements d'ADN sur les commerces dégradés pour identifier les casseurs. Nos reviendrons dans la soirée sur les annonces du préfet.

17h40 : Calme à Guichard, canon à eau à Bellecour

Pour la 1ere fois depuis le début des événements, les forces de l'ordre ont fait usage du canon à eau. Tiré en direction du nord de la place (vers Pizza Pino). Le pont de la Guillotière et la rue de la Barre sont fermés à la circulation. Place Guichard, la manifestation a été pacifique, avec des prises de parole au micro. Certains ont appelé à aller "libérer" leurs camarades place Bellecour. D'autres ont invités à rester solidaires des ouvriers.

17h30 : 36 jeunes interpellés, 27 comparutions immédiates

Depuis le début des manifestations étudiantes à Lyon jeudi dernier, 265 jeunes ont été arrêtés par les forces de l'ordre dont 36 ce jeudi (nombre arrêté à 17h). 27 d'entre eux sont passés en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Lyon depuis lundi, dont 12 majeurs, 11 d'entre eux avaient un casier judiciaire vierge, et 15 mineurs, six avaient des antécédents judiciaires. Quatre mineurs ont été placés sous mandat de dépôt, c'est à dire incarcérés, ce jeudi à l'issue de leur jugement.

Sur les 265 jeunes arrêtés depuis six jours, deux tiers étaient des mineurs, un tiers des majeurs. 90 % étaient des garçons et un tiers étaient déjà connus des services de police.

Le préfet a révélé jeudi soir, lors d'un point presse, que les jeunes venaient " d'une quinzaine de lycées de l'agglomération avec des groupes de trois à dix casseurs par établissement ". Les lycées où ils sont scolarisés seraient situés dans les 7e., 8e et 9e arrondissements de Lyon, à Décines, Bron, Vénissieux et Vaulx-en-Velin.

17h : L'Université catho fermée aux étudiants

Les trois sites de l'Université catholique de Lyon sont fermés aux étudiants ce jeudi après-midi, par mesure de sécurité. Les trois sites en question sont Aisnay, Carnot et Bellecour. En revanche, les services administratifs fonctionnent. Sauf contre-ordre, les étudiants retrouveront le chemin des cours demain. Les manifestants sont arrivés place Guichard, dans un calme relatif.

16h15 : 2000 manifestants quai Jules Courmont

Environ 2000 manifestants, étudiants, lycéens, routiers, cheminots, agents communaux entre autres défilent actuellement contre la réforme des retraites sur le quai Jules Courmont devant l'Hôtel-Dieu, entre le Pont de la Guillotière et le Pont Wilson. Ils se dirigent en direction de la place Guichard à Lyon 3e. Les drapeaux de la CGT, de l'Unef, de Sud, de la CNT et des jeunes socialistes flottent au dessus du cortège. Les slogans, tels que "Sarko, ta réforme où on se la met" sont actuellement repris en cœur.La place Antonin-Poncet a été vidée il y a une demi-heure, après des échanges jets de pierres/bombes lacrymo. Environ 300 personnes restent place Bellecour, comprenant des manifestants, des présumés casseurs, des journalistes et des badauds. Les forces de l'ordre veillent sur les chantiers de la place afin d'éviter que les pierres ne servent de projectiles.

15h30 - Les manifestants retournent vers la place Antonin-Poncet

Un cortège de 150 à 200 manifestants composé d'étudiants et de lycéens a quitté la place Antonin Poncet direction la place Guichard depuis 14h30 environ. Ils ont stagné devant l'Hôtel-Dieu, quai Jules Courmont pendant une vingtaine de minutes et sont en train de rebrousser chemin direction place Antonin Poncet pour aller chercher les manifestants restés sur place. Les CRS les encadrent. L'hélicoptère de la gendarmerie vient en appui. 300 jeunes sont toujours bloqués place Bellecour par les CRS. Des jets de pierres et de grenades lacrymogènes ont été échangés vers 14h30 entre manifestants et forces de l'ordre.

15h - 21 interpellations à la mi-journée

La préfecture annonce 21 interpellations, chiffre arrêté à 12h30. Par ailleurs, elle confirme qu'un véhicule a été renversé dans la matinée à Vénissieux.

14h40 - Les commerçants sous le choc

Nombre de vigiles guettent à l'entrée de magasins, le regard en alerte. Vers 12h30, le gérant du kiosque à journaux situé sur la place de la République faisait l'inventaire des dégâts. En quelques secondes, son fond de commerce a été vandalisé, "par une dizaine de jeunes", alors que lui-même était à l'intérieur. Que faire ? Se battre, crier ? Il a laissé faire. En face, Habitat. Les portes sont verrouillées et ce sont les vendeuses à l'entrée qui ouvrent lorsqu'elles voient arriver le client. Leur vitrine a reçu deux éclats, mais pas plus. A l'intérieur, les salariés se terrent. Le magasin n'a pas de rideau de fer : impossible de se calfeutrer en cas de problème. Mais à l'étage, Bruno, un vendeur expérimenté, ne craint pas les pillages. "Les poubelles de salles de bain ne les intéressent pas". Les salariés ont du mal à venir à travailler. Les journées sont mornes, faute de clients. A l'approche des Terreaux, certaines enseignes sont restées fermées, les rues sont sans voiture. "On dirait un dimanche, relate notre journaliste. Un dimanche 15 août même !"

@ Flore Giraud

14h10 - Rassemblement place Antonin-Poncet

"Liberté de manifester !", "libérez les manifestants !", 400 à 500 étudiants et lycéens sont rassemblés place Antonin-Poncet depuis 14h, à l'extrémité Sud de la place Bellecour. Ils prévoient de défiler pacifiquement jusqu'à la place Guichard à Lyon 3e. où une assemblée générale est prévue à 15h à la Bourse du travail. Mais les gendarmes mobiles ont bouclé la place Bellecour et empêchent 300 autres lycéens rassemblés autour de la statue de Louis XIV de les rejoindre. Un cordon de CRS séparent les premiers des seconds. Les manifestants demandent aux forces de l'ordre de les libérer.

13h24 - Les CRS filtrent les entrées et sorties place Bellecour

500 à 600 CRS réunis place Bellecour filtrent les entrées et sorties de jeunes lycéens sur la place. "Les casseurs ne peuvent plus en sortir", témoigne notre journaliste présent sur place. Les nouveaux arrivants ne peuvent pas les rejoindre non plus. La manifestation pacifiste de 14h semble compromise.

13h05 - Les CRS tirent des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants

300 à 400 manifestants réunis au centre de la place Bellecour sont dispersés par les CRS qui ont tiré une vingtaine de grenades lacrymogènes en l'air près de la statue de Louis XIV. Les CRS avancent, ils prennent place autour de la statue, en lieu et place des manifestants.

11h54 - Manifestation pacifiste à 14h place Bellecour

Le syndicat de lycéens FIDL organise une manifestation pacifiste place Bellecour à 14h, une manifestation "pour protester contre la réforme des retraites et la surenchère sécuritaire qui a lieu aujourd'hui dans le pays et à Lyon en particulier. Le gouvernement est le premier responsable des violences, nous ne céderons pas à sa volonté de criminaliser et de faire taire le mouvement social !", communique la FIDL.

11h40 - Deux canons à eau anti-émeutes place Bellecour et l'hélicoptère de la gendarmerie

Depuis ce matin, deux canons à eau sont positionnés place Bellecour au niveau du début de la rue Edouard Herriot et de la rue Gasparin, deux camions anti-émeutes des CRS. L'hélicoptère de la gendarmerie tourne au-dessus de la place.

11h25 - Nouveau rassemblement place Bellecour, le GIPN sort de son camion

Les jeunes lycéens se rassemblent place Bellecour, le GIPN sort de son camion. Plusieurs photographes de presse sont sur place, dont des Parisiens arrivés aujourd'hui pour traiter les événements. 300 jeunes répartis en petits groupes menacent de leur casser la figure.

11h - Une voiture retournée rue de la Charité

Les lycéens ont commencé à agir. Selon nos journalistes présents sur place, ils ont retourné une voiture rue de la Charité à Lyon 2e, au sud de @ Flore Giraud

la place Bellecour (sur la photo, les forces de l'ordre qui remettent l'auto sur ses roues). Les jeunes auraient également cassé des rétroviseurs de voitures et jeté un siège de la terrasse du bar le Garden State sur une voiture. Un abribus devant la Poste centrale a été cassé. Lycéens se sont ensuite enfuis par le Pont de l'Université, les CRS sur leurs talons. Ils se sont dispersés dans le 7e.

@ Houcine Haddouche

10h30 - "C'est simple, nous on a que des pierres"

Sur les bords du Rhône, près de l'arbre à fleur et de la place Anthonin Poncet, au début du quai Gailleton, une banderole flotte ce matin entre deux platanes. Les lycéens l'ont volée au marché des producteurs de pays et sur l'autre face, ils ont inscrit : "c'est simple, nous on a que des pierres".

10h - 300 lycéens réunis Place Bellecour

300 lycéens font face une nouvelle fois aux CRS place Bellecour. Ils n'ont encore rien fait. Une dizaine de camions de CRS sont présents sur place. Ils ferment l'accès à la rue Victor-Hugo notamment.

9h30 - La Prequ'île une nouvelle fois bouclée

Keolis, gestionnaire des transport en commun lyonnais, a suspendu la desserte de la Presqu'île. Les stations de métro Hôtel de Ville, Cordeliers, Bellecour, Ampère et Perrache sont fermées. La station Saint-Jean n’est ouverte que dans le sens de la sortie.

à lire également
En moins d'une journée, le SMS envoyé par le président du conseil régional à des lycéens a pris la tournure d'une affaire : opposition outrée et saisine de la CNIL. Interrogé sur le sujet ce mercredi midi, Laurent Wauquiez a refusé de répondre pour ne pas "nourrir une polémique".
23 commentaires
  1. bruno - 21 octobre 2010

    Comme d'habitude retrouvez le suivi sur rebellyon.infoLes RDVs du jours, et les expressions des grévistes/lycéens/etchttp://rebellyon.info/Suivi-quotidien-du-mouvement-sur,7707.html

  2. Lyonfrancetraveller - 21 octobre 2010

    Cette fois-ci 'la une' concerne la manifestation lycéenne très médiatisée car spectaculaire et avec un récit utilisant des sous-titres clés sensé nous donner le résumé avec des phrases chocs. Dommage de ramener ce mouvement social aux dérapages désormais habituels. Faut-il se concentrer sur les grèves et les dégradations, les violences urbaines? S'agit-il d'une grève contre la réforme des retraites ou d'une grève anti-Sarkozy?

  3. dominique - 21 octobre 2010

    @ brunoBonjour Bruno,Je suis allé sur votre site, pour voir. Si ce n'est pas trop indiscret : vous faites quoi dans la vie ?

  4. bruno - 21 octobre 2010

    Ce n'est pas MON site, mais une plate-forme collective (il y a une charte ou tout ça est expliqué sur le site). Quant à mon emploi cela ne vous regarde pas. sachez juste que je travaille dans une entreprise du privé, secteur recherche.

  5. Louis_marie_c - 21 octobre 2010

    Juste pour information la banderole au début du quai Gailleton est là depuis au moins 3 jours...

  6. Patrick - 21 octobre 2010

    Cela va être comique cette responsable de la FIDL au milieu des casseurs : elle ne restera pas plus d'une demi-heure place Bellecour et repartira en courant.

  7. dominique - 21 octobre 2010

    @ brunoMerci pour votre réponse. Je la posais non par curiosité malsaine mais parce que votre site ('votre' peut aussi avoir un sens d'union, de groupe, il ne faut pas tout ramener à votre personne, en tout cas c'était le sens que j'avais à l'esprit) m'intrigue vraiment. C'est une vision du monde tellement étrange...

  8. Contribuable Lyonnais - 21 octobre 2010

    Cet appel de la FIDL est irresponsable.Les pouvoirs publis doivent désormais prendre leurs repsonsabilités et sortir l'artillerie pénale contre ces organisations qui par l'égo surdimensionné de leurs chefs vont donner cet après-midi l'occasion aux voyous de piller, caillasser et casser.Il faut que le Procureur et les parties civiles demandent désormais systématiquement la condamnation solidaire de ces organisations irresponsables.

  9. Contribuable Lyonnais - 21 octobre 2010

    En lien, video du bureau de tabac pillé.

  10. lyonnais - 21 octobre 2010

    C'est pas vers la Madeleine si on remarque bien et non du coté de la place du Pont à la Guille ??? Pourquoi ???? Certe toujours le 7ème mais pas le même quartier. Ces casseurs lycéens n'aime pas la rue P B ?

  11. Contribuable Lyonnais - 21 octobre 2010

    C'est exactement Grande Rue de la Guillottière à l'angle avec l'avenue Félix Faure.

  12. lyonnais - 21 octobre 2010

    @Contribuable Lyonnais pourquoi ils ne font pas rue Paul Bert ??? Vous êtes d'accord avec moi ce n'est pas vraiment le même secteur du 7ème.

  13. Contribuable Lyonnais - 21 octobre 2010

    @lyonnais Tout dépend ce que l'on appelle secteur. Secteur admnistratif, c'est le même. Secteur ethnique, il est un peu différent, effectivement.

  14. lyonnais - 21 octobre 2010

    @Contribuable Lyonnais, oui mais chuttt faite attention au mot que vous employé dans votre deuxième phrases, on n'a plus le droit de le dire.

  15. anonyme - 21 octobre 2010

    La Guillotière... ce ne serait pas ce quartier où des gens se font agresser parcequ'ils ne feraient pas le ramadan ?

  16. Contribuable Lyonnais - 21 octobre 2010

    On a le droit de tout dire à partir du moment que ce ne soit pas de discrimanatoire. Or constater et affirmer que des secteurs sont regroupés en ethnie n'est pas interdit.

  17. Patrick - 21 octobre 2010

    Le problème des casseurs n'est pas un problème 'lycéen', ni ayant trait aux retraites. Il s'agit d'une nouvelle page de notre histoire caractérisant le rejet de la communauté nationale et du 'vivre ensemble' par de jeunes français issus de l'immigration. On est clairement dans l''ethnicisation' et l'explosion de la nation.Le Progrès (c'est dire!) lui même dépeint les 'fauteurs de troubles'... 'comme majoritairement issus de population maghrébine'Source : http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/4009434/Le-profil-mouvant-des-fauteurs-de-troubles.html

  18. rio - 21 octobre 2010

    pour ceux qui se posent la question de 'pourquoi pas rue paul bert' la reponse est simple! croyez vous que le climat d'insecurite du centre ville ces derniers jours et avant sois le fruit du hasard ? quand les ' commerçants ' de la rue paul bert auront racheté toutes les boutiques du centre vous aurez la reponse !!

  19. Contribuable Lyonnais - 21 octobre 2010

    Allons enfants de la Patrie Le jour de gloire est arrivé ! Contre nous de la tyrannie L'étendard sanglant est levé Entendez-vous dans nos campagnes Mugir ces féroces soldats? Ils viennent jusque dans vos bras. Égorger vos fils, vos compagnes!Aux armes citoyens Formez vos bataillons Marchons, marchons Qu'un sang impur Abreuve nos sillons

  20. perrecour - 21 octobre 2010

    Quand je lis certains commentaires, je me demande à quoi se droguent certains. C'est tout de même inquiétant de faire l'amalgame entre manifestants et casseurs. Casseurs manipulés et guidés par les forces de l'ordre, casseurs qui n'en ont rien à faire des retraites. De plus, l'encerclement de la Place Bellecour est une honte. Une provocation pour raviver la flamme. Franchement, je suis outré, atterré. J'invite les prisonniers de la place à porter plainte, ce qui leur est arrivé est une prise en otage sans raisons. Une sorte de garde à vue là aussi illégale. C'est l'État et toute cette bande de guignols au gouvernement qui sont responsables de tout.

  21. willycat - 21 octobre 2010

    à ce stade, je suis d'avis de tirer dans le tas, une balle dans les jembes ça fait réfléchir voir un démontage de machoire.

  22. perrecour - 21 octobre 2010

    Tirer dans le tas serait une solution. Mais il ne faut pas que cela dérape, c'est à dire, il faut pas faire d'innocentes victimes parmi les passants, et quand on voit que les forces de l'ordre (ou du désordre plutôt) ont arrêté, violenté, pris en otage d'innocentes personnes, on est en droit de se poser des questions. De plus, je pense que si il y'a un mort, ne serait-ce qu'un seul, dans les heures qui viennent, c'est soit toutes les cités de Lyon qui se retrouvent dans le centre, soit toute la ville de Lyon qui tire dans le tas (selon le clan de la victime). Ce soir, j'ai parlé avec des habitants de mon quartier (Ampère/Ainay) et certains ont dit qu'ils seraient prêts à jeter des marmites d'eau bouillante, de la javel, de l'acide depuis leurs fenêtres si les casseurs arrivaient au bas de notre rue. Parce que je regrette de le dire, mais les CRS ne font rien, rien et rien, à par s'en prendre aux innocents. Constat amer que l'on peut faire, que ce soit en réel ou en regardant les photos et les vidéos que l'on trouve maintenant un peu partout. Le ras le bol est omni présent. Ce jeudi fut encore une journée éprouvante. Nous avons été privés de transports en commun, nous avons été privés de liberté. Je n'ose plus sortir avec mon fils de un an, qui a vu, l'autre jour, ces scènes de violences inouïes à quelque pas de chez nous.

  23. Contribuable Lyonnais - 22 octobre 2010

    Les CRS ne peuvent être derrière chaque casseur. Les citoyens face à ces événements extrêmement graves ont le devoir de se défendre.

  24. joeb - 22 octobre 2010

    Un jeune étudiant a été blessé à l'arret d'une autobus juste à travers la rue de Bellecour. Il a semblé être sans connaissance. La police a tiré dans la direction exacte de jeune étudiant seulement seconds avant. Et des minutes après, la police a complètement fermé la place de Bellecour après cet incident, emprisonnant des protestataires et des passants de même pendant plus de 2 heures. Vers 3:30, la police a commencé a lentement laissé des personnes partir. La place elle-même est demeurée fermée. La ligne officielle dans les journaux est que la place a été fermée pour enfermer les casseurs violents. Ainsi pourquoi se sont-ils juste avérés la fermer juste après que cet enfant soit descendu presque certainement d'une balle de tir ou de gaz lacrymogène ? ? ? Où est le jeune étudiant ? Il semble complètement sans connaissance ou gravement blessé. Pourquoi la presse reconnaissent pas cet incident ?http://www.youtube.com/watch?v=thTXcwj6v5Y

  25. Ptitmelimelo - 23 octobre 2010

    C’est avec beaucoup d’intérêt que je viens de prendre connaissance des messages postés sur ce site et souhaite apporter un complément d’information sur certaines des thématiques abordées.Bloub, je vous invite à réviser vos classiques sur l’âge légal du départ à la retraite au sein des pays de l’UE. Pour ce faire, vous pouvez consulter un tableau récapitulatif disponible via le lien suivant : http://www.touteleurope.eu/fr/actions/social/emploi-protection-sociale/presentation/comparatif-l-age-de-la-retraite-dans-l-ue.html S’agissant de vos remarques sur l’espérance de vie , je pense qu’il convient de préciser qu’en 2007, l’espérance de vie en bonne santé ( c à d sans limitation d'activité ou sans incapacité majeure liée à des maladies chroniques, aux séquelles d'affections aiguës ou de traumatismes) était en France de 63,1 ans en moyenne :64,2 ans pour les femmes, 63,1 ans pour les hommes. Source : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPECF02228 Il convient donc de prendre en compte un peu plus les problématiques liées au type d’emploi occupé. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas contre une réforme des retraites, je pense simplement que la réforme actuelle n’est pas adaptée . J’ai 29 ans, je travaille depuis quelques années, je cotise tous les mois, je paie des impôts…. Je me questionne non pas sur l’âge de départ à la retraite mais plutôt sur la possibilité d’avoir une retraite. Les caisses de l’Etat sont vides, le déficit public ne fait qu’augmenter… Contribuable lyonnais vous rendez vous compte de la teneur de vos propos. Je vous rappelle le rôle des OS : défendre les intérêts des salariés, être des acteurs du dialogue social…. Engager la responsabilité des Organisations Syndicales, dans les débordements lors des mouvements sociaux, risquerait de nuire à leurs rôles, de les museler . Quel syndicat défendra vos intérêts quand vous en aurez besoin, si pour chaque action, ils courent un risque potentiel.Patrick , bien que certaines images nous montrent des personnes « issues de l’immigration » , de « population maghrébine », il est dangereux de faire une généralité. Il y a sûrement des personnes issues d’une immigration plus anciennes et même des français pure souche parmi les casseurs…. Arrêtons de parler de jeune français issus de l’immigration, cela ne favorise pas le sentiment d’appartenance à une nation. Cette remarque est gênante, je vous invite et invite les médias à ne plus employé ce type d’expression, de même que des remarques du type « bien intégré » pour des personnes nées sur le Territoire Français et ayant une carte d'identité française. Je vous rappelle qu'il n'existe pas de sous catégorie de français.Willycat/Perrecour , si les forces de l’ordre « tire dans le tas », ne pensez vous pas qu’il puisse y avoir un risque ? de débordement ? d’insécurité ? de bavure ? Perrecour, s’agissant de vos voisins, ils devraient prendre connaissance des articles 222-9 et suivant du code pénal : Les violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente sont punies de 10 ans d'emprisonnement et de 150000 euros d'amende. Si la victime est un mineur de moins de 15 ans, cette infraction est punie de 15 ans de réclusion criminelle. Attention à ne pas se laisser déborder pas ses émotions. Je vous invite à lire deux livres de Monsieur Eric MAURIN : L'égalité des possibles / Le ghetto français, enquête sur le séparatisme social.

  26. danlib69 - 23 octobre 2010

    Il y a une chose que je n'arrive pas à comprendre, vous tous qui prenez la défense des ces quelques personnes 'innocentes' prises au piège de la police.... Mais étiez vous sur place ? Avez vous vécu ces émeutes ? Je pense que non, car vous comprendriez que dans un cas aussi extrême, il est impossible pour la police de ne pas faire quelques petites erreurs, les choses vont très vite, et il faut aller vite pour être efficace. Mais pourquoi faut-il toujours que l'on ne parle que des quelques petites erreurs de la police, comme pour légitimer un mouvement d'émeute inadmissible ! Etes vous conscient en faisant celà que vous les incitez à recommencer. Que ces casseurs vont se sentir soutenu par un frange de la population, et vont donc se croire tout permis ! SAchez que quand ils reviendront, ils se moqueront bien de savoir si vous les soutenez ou pas. Votre voiture sera retournée, brulée, vos enfants ou vous même seront agressés, et la roue continuera à tourner....

  27. jerome manin - 23 octobre 2010

    Les donneurs de leçon de la gauche textile avec leurs romans fleuves sont-ils pires que bonimenteur ou est-ce seulement plus long ?

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