Maëlis Arnould
© Elise Anne

Ma Thèse en 180 secondes : Maëlis Arnould

13 doctorants. 13 thèses. 3 minutes, et pas une seconde de plus au chrono. L’Université de Lyon participe pour la troisième année consécutive au concours “Ma thèse en 180 secondes”. L’an dernier, Laurie-Anne Sapey-Triomphe et ses recherches sur le syndrome d’Asperger avait su convaincre le jury. Et cette année encore, 13 doctorants vont présenter leur projet lors de la finale lyonnaise qui a lieu le 28 avril prochain.

Avant de les découvrir en live sur scène, Lyon Capitale vous propose de les rencontrer en avant-première sur son site. Chaque jour, nous laissons la place à un doctorant et une thèse allant du génie civil aux neurosciences en passant par la chimie qui a trois minutes pour vous rendre passionnant son sujet, souvent pointu et remplis de mots techniques. Un seul d’entre eux sera retenu pour participer à la finale nationale.

La candidate du jour : Maëlis Arnould

ENS de Lyon

Sciences Exactes - Physique et Astrophysique

Intitulé de la thèse : Mouvements latéraux et verticaux des continents depuis 200 millions d’années

Son parcours en quatre dates :

2009-2011 : Bac S spécialité mathématiques à la Réunion suivi de deux ans de prépa BCPST à Paris

2011 : admission à l’ENS de Lyon en géologie

2013 : obtention de l’agrégation de Biologie-géologie

Stage de M1 en Australie qui a orienté Maëlis vers l’utilisation de modèles numériques dans le but de mieux comprendre l’objet Terre

Septembre 2015 : début de la thèse après un stage de six mois dans son équipe actuelle

L’objet de la thèse en trois lignes :

Il s’agit de comprendre la forme de la Terre et son évolution passée (topographie de surface, géoïde et dérive vraie des pôles) grâce à des modèles numériques de convection mantellique générant une tectonique de surface ressemblant à la dynamique terrestre

Pourquoi avoir choisi ce thème ?

Maëlis est passionnée par la Terre, et surtout par l’intérieur de notre planète qu’elle a pu observer dans son enfance à la Réunion en voyant les éruptions du Piton de la Fournaise. “Je trouve ça intéressant de comprendre le lien entre ce qu’on voit à la surface de la planète et ce qui se passe à l’intérieur au fur et à mesure du temps”. Mais Maëlis aime aussi la modélisation numérique depuis qu’elle a découvert son utilisation par rapport à la géologie durant un stage à Sydney. “La machine nous permet de voir nos erreurs et de les corriger. Ainsi, on peut comprendre les phénomènes complexes qui se déroulent à l’échelle de la Terre”.

Pourquoi cette envie de participer au concours “Ma thèse en 180 secondes” ?

C’est quelque chose à tenter au moins une fois dans sa thèse : se demander comment on expliquerait des choses aussi compliquées que la dérive vraie des pôles à un individu lambda” précise Maëlis. D’ailleurs, la jeune femme se voyait bien prof avant d’entrer à l’ENS, et puis l’école lui a fait découvrir la recherche. Et elle se voit bien continuer là dedans.

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