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©REMY GABALDA / AFP

Lyon : un couple mettait sur le trottoir les filles des familles endettées

Une femme originaire de Roumanie a été condamnée pour proxénétisme aggravé et traite d’être humain à 30 mois de prison, 20 000 euros d’amende et une interdiction de territoire mercredi 29 janvier. Son mari a réussi à fuir.

Leur manège était bien organisé. Irina et son mari, Roméo, avaient pris l’habitude de prêter de l’argent aux familles roms en difficulté de leur village, en Roumanie. Lorsque ces derniers se retrouvaient dans l’incapacité de rembourser leurs dettes ils en étaient réduits à abandonner leurs filles au couple rapporte Le Progrès.

Les filles en question étaient ensuite mises sur le trottoir, à Lyon, dans le quartier de Gerland. Irina, la proxénète de 43 ans, gérait tout : l’endroit où il fallait se placer, le tarif de la passe, ramasser l’argent. Parmi les victimes, les propres nièces du couple, une jeune femme de 20 ans contrainte de rembourser les frais d’obsèques de sa mère, et deux sœurs de 14 et 15 ans. Ce sont ces dernières qui ont attiré l’attention des policiers, au parc de l’artillerie, dans le 7e arrondissement.

Irina a été arrêtée en mars 2019, son mari et le chauffeur entre la Roumanie et la France sont parvenus à s’enfuir avant l’intervention de la police. Pour l’avocat de la proxénète, cette dernière n’est qu’un rouage d’un système familial. Irina, elle-même tombé un temps dans la prostitution, a nié une partie des faits qui lui étaient reprochés.

Le parquet avait requis 4 ans de prison et 60 000 euros d’amende pour proxénétisme aggravé et traite d’être humain, Irina a été finalement condamnée à 30 mois de prison, 20 000 euros d’amende et une interdiction de territoire.

2 commentaires
  1. benbat - sam 1 Fév 20 à 13 h 59

    Une si petite peine pour un si grand crime...

    1. Abolition_de_la_monnaie - sam 1 Fév 20 à 14 h 15

      Ne vous inquiétez pas (ironie) ça va continuer, même avec des peines plus lourdes, car avant tout :
      "le fric et le chantage qui va avec" parce que c'est chaque mois, chaque jour, qu'il faut "payer le droit de vivre".

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