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Lyon-Turin : nouveau dépôt de plaintes des opposants

Les opposants à la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin vont déposer, ce mardi après-midi, plusieurs plaintes contre X pour "mise en danger de la vie d’autrui" auprès du procureur de la République de Chambéry.

Il s’agit en fait d’un ajout de pièces complémentaires aux plaintes déjà déposées au mois de mai (lire ici) et qui sont en cours d’instruction. La coordination des opposants au projet Lyon-Turin explique que ce nouveau dépôt de plaintes a pour objet de montrer que "le mécontentement prend de l’ampleur, dans les vallées mais aussi en amont, jusqu’à Bourg-en-Bresse, où les gens ne supportent plus le ballet continuel des poids lourds". Elle dénonce également "les cadeaux faits au routier, comme le fait que les camions Euro 3, les plus polluants, paient environ dix euros moins cher en 2014 qu’en 2013".

3300 camions par jour

Si le trafic routier est en voie de diminution (environ 300 000 camions de moins entre 2002 et 2012), il s’élève tout de même à 1,2 million selon les comptages effectués en 2012 dans les tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus, soit près de 3300 camions par jour.
Ce nouveau dépôt de plaintes a donc toujours pour objectif de condamner la surexposition des personnes aux émissions des moteurs diesel des camions, entraînée par la sous-exploitation de la ligne ferroviaire existante pour le fret.
Cette ligne, de Dijon à Ambérieu, Chambéry, Modane puis l’Italie, transportait près de 10 millions de tonnes en 1983, contre seulement 3,4 millions de tonnes en 2013. Selon les propres estimations de RFF, elle pourrait transporter jusqu’à 22,5 millions de tonnes par an.
L’association dénonce également l’action des pouvoirs publics. "Il faut que l’Etat choisisse son camp. Toutes ces décisions en faveur du routier sont au mépris de la santé des habitants de Savoie et Haute-Savoie, surexposés aux risques de cancer du poumon et d’affection respiratoires et cardiaques. Comme pour l’amiante et le sang contaminé, ces actes de procédure judiciaire resteront et les responsables de cette situation devront bien, un jour ou l’autre, en répondre".

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