Photo président Medef RA - Bernard Gaud
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Lyon-Turin : le MEDEF dénonce la décision de Grenoble

Le MEDEF Rhône-Alpes et le MEDEF Isère ont dénoncé la décision de la ville de Grenoble de se retirer du financement du projet ferroviaire Lyon-Turin. Dans un communiqué de presse publié hier, Bernard Gaud et Pierre Streiff, respectivement président du MEDEF Rhône-Alpes et du MEDEF Isère, se disent "consternés par ce retrait inadmissible".

"Il s'agit d'une décision dogmatique destructrice pour la croissance et l'emploi de nos territoires" déclarent Bernard Gaud et Pierre Streiff à propos de la décision de la Ville de Grenoble de se retirer du financement de la ligne Lyon-Turin. Cet axe étant selon eux stratégique car il place la région Auvergne-Rhône-Alpes au coeur de l'Europe. "Il est utile de rappeler que ce projet est un vecteur de croissance et d’emploi : il concerne annuellement près de 200 millions d’euros d’échanges commerciaux dont un tiers entre la France et l’Italie et jusqu’à 25 millions de voyageurs ; il représente également 8.000 emplois directs auxquels s’ajoutent les emplois créés indirectement".

Si la décision de la ville de Grenoble est pour les deux hommes une erreur économique, elle est également écologique. "La complémentarité rail/route proposée par le Lyon-Turin permet de réduire notablement la pollution ainsi que la production de CO2. En effet, ce nouvel axe diminuera significativement les émissions de CO2 qui sont évaluées à près d’un million de tonnes dans la vallée des Alpes," estiment Bernard Gaud et Pierre Streiff.

Les deux présidents souhaitent ainsi recentrer la polémique autour de "la nécessité stratégique de la liaison mixte fret et voyageurs Lyon-Turin au service de la compétitivité de notre territoire, de la France et de l'Europe" concluent-ils.

4 commentaires
  1. Gemini - sam 23 Avr 16 à 22 h 19

    Haha ! Entendre les esclavagistes du MEDEF pleurer me fait toujours rire. Il est amusant de constater que ces exploiteurs ne cessent de dénoncer la dépense publique trop importante. Pour une fois que des élus refusent de financer un projet inutile et couteux, ils devraient s’en réjouir puisqu’ils ont été entendus.Et bien non. Il faut toujours qu’ils se plaignent. Cela n’a bien sûr rien avoir avec le fait que ce projet leur permet d’engraisser au max leurs actionnaires avec notre précieux argent public. Incohérence, quand tu nous tiens…

  2. Stopolt - dim 24 Avr 16 à 15 h 13

    Je ne sais pas si JM CORNUT, président de la fédération RA des TP représente encore quelque chose au sein du MEDEF et si sa parole a une valeur mais en Octobre 2014, il disait : 'Nous ne sommes pas pour de PINI 'Projet Inutile Nuisible et Imposé' Le Lyon-Turin, par exemple, est un PINI. Concernant les emplois le chiffre de 8500 est redescendu officiellement autour de 2000 et actuellement il y a 350 emplois don t la partie 'emploi détaché' et non négligeable mais conforme à l'accord intergouvernemental. Concernant la ville de Grenoble, son retrait concerne les 'accès' au tunnel de base qui ne se ferait qu'après l'achèvement de ce dernier, donc entre 2030 et 3035. Et dont la réalisation n'est pas garanti puisque H. Du Mesnil affirme que ces travaux se réaliseront que si le trafic est au rdv

  3. Stopolt - mer 27 Avr 16 à 15 h 30

    Le MEDEF se discrédite totalement en affirmant un chiffre de 25 millions de voyageurs/an, chiffre qui date du début des années 90 pour justifier le Lyon-Turin. La DUP de 2012 a révisé ce chiffre à 4 millions de voyageurs par an. Soit 6 fois moins que prévu initialement. Actuellement le ligne actuelle permet 3 rames TGV par jour En 2007, Francis MER, ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie indiquait qu'il n'y aurait pas plus de 500 000 voyageurs par an, soit l'équivalent de deux aller-retour TGV par jour, au lieu des 4,5 millions prévus à la mise en service complète de la nouvelle liaison et que les 80 % d'augmentation du trafic fret prévus en 15 ans ne sont pas réalistes.

  4. Stopolt - mer 27 Avr 16 à 15 h 31

    Depuis 2011, la SNCF exploite seule les circulations TGV entre la France et l’Italie à raison de trois allers-retours par jour. Elle a enregistré, au total, plus de 2 millions de voyageurs dont 1,5 million pour un trajet international pour la période 2011 à 2014 Ce qui nous ramène à un trafic annuel de 375 000/an soit 1027 passagers/jour répartis sur 6 rames (3 AR). Soit moins de 200 voyageurs par rame... Nous sommes donc très loin des 4 millions. Francis MER en annonçant 500 000 voyageurs/an voyait juste Quant aux 25 millions/an avancés par le MEDEF ...En espérant que ses dirigeants ne gèrent pas leurs entreprises avec des projections aussi farfelues

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