Véronique Trillet-Lenoir, David Kimelfeld et Muriel Pénicaud au meeting En Marche à Lyon, le 9 mai 2019 @AnthonyFaure

Lyon : l’ombre de Collomb, absent, a plané sur le meeting d'En Marche

Gérard Collomb, le maire de Lyon, ne s’est finalement pas rendu à un meeting de campagne La République en Marche pour les européennes à Confluence (Lyon 2e). Sur les réseaux sociaux, en plein meeting, il a vivement taclé les organisateurs. Son absence a évidemment fait beaucoup causer tout au long de la soirée. Reportage.

Une place, au premier rang, était bien prévue pour lui. Aux côtés de Muriel Pénicaud, la Ministre du Travail, « guest-star » du meeting lyonnais, jeudi soir à Confluence, qui a réuni un peu plus de 300 personnes. Son nom était bien écrit sur la chaise. Mais Gérard Collomb n’est jamais venu. Le matin, sur Europe 1, il entretenait encore le doute sur sa présence. "Le président Macron me dit qu’il a besoin de moi, j’espère que cela va continuer dans l’avenir", lâchait notamment le maire de Lyon.

Très vite, son absence fait jaser. "On pensait encore qu’il allait venir 30 minutes avant le meeting. Mais il voulait être le seul « lyonnais » à parler (donc pas de Thomas Rudigoz, le député de la circonscription, ni de David Kimelfeld, le président de la Métropole). Ca lui a été refusé donc il n’est pas venu", confie un militant du d'En Marche.

Outre Muriel Pénicaud, le secrétaire d'Etat Olivier Dussopt, les députés Hubert Julien-Laferrière, Cyrille Isaac-Sibille et Jean-Louis Touraine, le premier adjoint à la ville de Lyon Georges Képénékian ou encore l'ancienne présidente de la région Rhône-Alpes Anne-Marie Comparini étaient notamment présents. En plus des candidats aux européennes de la région, évidemment, avec notamment Véronique Trillet-Lenoir (17e), conseillère régionale et cancérologue de profession, en position éligible.

Kimelfeld a fait applaudir Collomb

Thomas Rudigoz, passé "chez" David Kimelfeld, introduit le meeting puis le président de la Métropole de Lyon, chaudement acclamé par la salle, prend la parole. Il aura un mot pour l’ancien ministre de l’Intérieur, candidat comme lui à la Métropole de Lyon en 2020, siège du véritable pouvoir lyonnais : "Lyon est un symbole fort, elle est la première ville du macronisme, de la République en Marche et de cet esprit européen. Je souhaite saluer à ce titre le maire de Lyon, Gérard Collomb, qui n’est pas étranger au succès de la République en Marche et dont le soutien sera déterminant dans les jours qui viennent jusqu’à cette élection". La salle applaudit.

Kimelfeld fait applaudir Collomb. Il l’a cité. "Le baiser qui tue", lâche un jeune militant. Beaucoup d’entre eux sont passés chez Kimelfeld ces dernières semaines : "Quand Gérard n’est pas là, il y a moins de tension".

La saillie de Collomb fait beaucoup causer

Mais la bombe n’est pas encore tombée. Quelques minutes plus tard, en plein meeting, Gérard Collomb poste un message sur Facebook : "J'ai été sollicité par le président le 8 mai au soir pour participer au meeting du 9 mai à Lyon (...) J'étais prêt à répondre favorablement dès lors que les modalités d'organisation étaient définies en commun. Cela n'a pas été possible dans la mesure où parmi les organisateurs de ce meeting figurent un certain nombre de personnes qui depuis de nombreux mois n'ont cessé de jeter le discrédit sur moi". Mais qui sont vraiment les "organisateurs" ? Beaucoup nous répondent que c’est une organisation "collégiale". Personne ne veut prendre la responsabilité de répliquer. Tous veulent éviter la surenchère.

Mais évidemment, très rapidement, la saillie du maire de Lyon fait rapidement le tour de la salle. Les téléphones passent de main en main, notamment chez les plus jeunes. "C’est vraiment compliqué. On parle de rassemblement toute la soirée, avec des gens de gauche, de droite, qui avaient combattu politiquement les uns contre les autres ces dernières années et qui se retrouvent dans notre liste, et le maire de Lyon n’est pas là…", regrette un militant, plus âgé, un peu loin des guéguerres politiciennes.

Le rassemblement, ce n'est pas encore pour maintenant

Quelques minutes plus tôt, l’ancien socialiste David Kimelfeld, aussi maire du 4e arrondissement de Lyon, avait rendu hommage à son ancien adversaire de droite à la Croix-Rousse, Emmanuel Hamelin, présent au meeting et soutien de la liste LREM. "Je suis très ému de voir ici un certain nombre de responsables politiques avec qui je me suis affronté dans d’autres échéances électorales par le passé, je trouve ça très émouvant, je voudrais adresser un petit clin d’œil à Emmanuel Hamelin. Nous nous sommes affrontés par le passé mais nous nous retrouvons sur l’essentiel. Merci à Emmanuel Macron d’avoir pu réaliser cette magie et cette alchimie entre nous", a notamment lancé Kimelfeld. Mais, chez En Marche jeudi soir, à Lyon en tout cas, l’heure n’était pas vraiment au rassemblement…

Lire aussi : Lyon 2020 : Collomb / Kimelfeld, l’impasse

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2 commentaires
  1. JANUS - 10 mai 2019

    il en pleurait lors de sa nomination au gouvernement Macron….mais c'était il y a 2 ans !

    Macron: ce n'est pas la présidence française qui l'intéresse mais celle de la commission européenne.
    Collomb, ce n'est pas la mairie de Lyon qui l'intéresse mais la présidence de la métropole.

    Qui étreint trop embrasse mal !

  2. JANUS - 10 mai 2019

    Attention à Kim 1° qui va utiliser le en même temps de la gauche . Méfiance, ça raye le parquet !

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